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Arturo Sosa Abascal, nouveau supérieur général des jésuites, un « marxiste révolutionnaire »

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Le site traditionaliste Rorate Cæli vient de publier un portrait inquiétant du nouveau supérieur général de la Société de Jésus, le P. Arturo Sosa Abascal. Les informations proviennent d’une source au Venezuela, qui sous le nom de plume Antonio Francés rapporte ce qu’il sait personnellement de ce père jésuite qu’il affirme avoir connu « depuis longtemps ». Dans ce pays qui sombre dans les affres du marxisme révolutionnaire, le père Sosa Abascal ne détonne pas. Elu vendredi dernier à Rome, sous les applaudissements de l’ancien porte-parole du Vatican, le père jésuite Federico Lombardi qui était l’un des assistants de l’ancien préposé général, il a bénéficié d’un éloge appuyé de la part de La Croix, qui le présente comme un « spécialiste reconnu des questions sociales et politiques… fortement engagé politiquement à gauche ». Partisan de Hugo Chavez, donc, dont l’héritage se révèle aujourd’hui dans toute son horreur alors que le Venezuela sombre dans la misère. L’ami du pape, le père jésuite Antonio Spadaro, apprécie également le P. Sosa. Alors, « marxiste révolutionnaire » comme l’écrit Antonio Francés ? Son témoignage permet de juger sur pièces, renforcé par l’enthousiasme des chrétiens de gauche.
 
Voici ce qu’il écrit.
 

Le P. Arturo Sosa Abascal, un marxiste révolutionnaire

 
Cher ami,
 
Cela fait très longtemps que je connais le père Arturo Sosa Abascal. Hélas, ce que j’ai pu voir en lui ne correspond pas à l’enseignement du Christ.
 
Tout d’abord, il a fait du marxisme la grille de lecture à travers laquelle il voit tout, y compris le magistère catholique (qu’il appelle simplement « la foi chrétienne »). De même que de nombreux autres jésuites au Venezuela, il a travaillé pendant des décennies pour construire des « communautés chrétiennes de base » engagées dans l’édification de sociétés socialistes en Amérique latine et au Venezuela. Des communautés qui vivent le marxisme et le christianisme non pas à la manière des philosophes, des penseurs et des théologiens d’Europe (il semble ici oublier la Chine, soit dit en passant), mais à leur propre manière.
 
Une fois ce travail achevé par les jésuites, le P. Sosa a agi en vue de faire reconstruire la théologie avec cet engagement de la « base » pour principe directeur, car, comme l’enseigne Marx, la praxis est le lieu de naissance de la théorie, et la théorie se construit en vue de guider la pratique. Il prétend que l’Évangile est la norme du chrétien, mais dans le sens où il ne peut inspirer les engagements fondamentaux et les outils de la compréhension, parce que ceux-ci sont historiquement conditionnés. Ainsi, l’expérience de l’« l’exploitation » décide de l’orientation fondamentale de la base, et c’est depuis ce point de vue qu’il faut approcher l’« Evangile ».
 
La foi chrétienne ne signifie rien d’autre que d’être capable d’approcher de « l’autre », c’est-à-dire : « les pauvres », les « opprimés ». Cela devient le « point de vue ». Ainsi, la foi passe par la médiation d’autres groupes d’hommes. L’homme de foi a une approche scientifique à l’égard de la réalité et il lui faut choisir l’approche scientifique qu’il adoptera. La foi passera par la médiation de cette option. A ce moment de l’histoire, donc, la médiation juste est celle du marxisme, parce que le marxisme constitue l’approche scientifique libératrice, parce qu’il est le meilleur outil de démasquer les puissants et de guider les luttes des pauvres.
 

Le nouveau supérieur général des jésuites et la théologie de la libération

 
Après cela, il a suivi le chemin conventionnel de la théologie de la libération marxiste  : il rejette la transcendance du royaume du Christ, propose une rédemption politique, adopte le matérialisme et même l’athéisme, tout en supposant que le christianisme doit libérer le peuple de manière politique de la même manière que Moïse a libéré Israël. (Réf : cet article du P. Sosa).
 
Le P. Sosa a vécu toute sa vie en conformité avec ces fondements « théorétiques ». A l’université catholique Andrés Bello (UCAB), les étudiants ne le voyaient jamais revêtu des insignes de son sacerdoce. Il faisait des conférences au côté de González Fausz en vue d’extirper le culte de Dieu de parmi les étudiants (dépenser de l’argent pour le culte de Dieu serait mal : voilà la meilleure tradition « chrétienne » depuis Jean-Chrysostome qui se contentait de prendre soin des pauvres). Son travail en tant que rédacteur en chef du journal SIC et directeur du centre Gumilla a joué un rôle important dans la destruction de la foi de bien des jeunes, y compris un de mes très bon ami. (Réf : la liste des articles du P. Sosa).
 
En 1989, il y a eu un grand soulèvement populaire à Caracas fomenté par un ministre socialiste de l’économie. On a su plus tard que c’était un coup de Fidel Castro. Les « communautés de base » des jésuites y avaient collaboré très activement, et la radio dirigée principalement par des jésuites, Fé y alegria avait joué un rôle actif dans la subversion. Ils sont ainsi devenus co-responsables de la mort de 2.000 personnes.
 

Le P. Sosa a soutenu le marxiste révolutionnaire Hugo Chavez

 
Plus tard, les jésuites devaient travailler activement à l’avènement de la révolution chaviste. Il y avait des jésuites opposés à Chavez, c’est vrai – certains de manière très vigoureuse. Mais en avril 2002, lorsque Chavez a été écarté du pouvoir pendant quelques jours, des témoins ont entendu le P. Sosa proclamer que les communautés « chrétiennes » de base défendraient la Révolution jusqu’à la mort, et que la « droite » verrait la force de la Révolution…
 
Cet homme qui a travaillé dur toute sa vie pour réinterpréter le christianisme depuis un point de vue marxiste, qui n’a pas seulement fait du travail « théorique », mais qui a dirigé le travail révolutionnaire, est celui que les jésuites viennent d’élire général. Peut-être le moment révolutionnaire qui progresse en Colombie, arrêté par la population elle-même au cours du référendum qui a rejeté les demandes marxistes qui menaçaient d’être ajoutées à la constitution – et pour lequel, sans surprise, leur président s’est vu attribuer le prix Nobel de la paix – l’exige-t-il. Mais on demeure mystifié. Que recherchent encore les révolutionnaires ? Au Venezuela, ils ont systématiquement détruit l’infrastructure productive, agriculture, industrie, administration publique, les tribunaux, les hôpitaux, les écoles, et même l’industrie énergétique qui soutient le pays ; ils ont tué des milliers de personnes, ils ont conduit le pays au bord d’une famine désastreuse comme on n’en a jamais vu aux Amériques. Mais que recherchent-ils donc ? Probablement, la seule explication est la destruction absolue du monde de Dieu en vue de construire un « Nouveau Monde » dans l’histoire. Que Dieu nous protège du monde infernal des révolutionnaires. Que Dieu convertisse les cœurs et les yeux de son peuple. Et surtout, que le Christ protège son Eglise.
 
Texte traduit par nos soins.
 

Anne Dolhein