Le béret français, cible de la haine antifa : est-ce une violence légitime ?

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C’est un cas d’école, une information si absurde qu’on la croirait tirée d’une mauvaise fiction : la boutique du béret, à Bayonne, a été couverte d’affiches qui lui reprochent d’avoir vendu des couvre-chefs au Canon français, cette entreprise de grands banquets où l’on mange du porc. « Bérets Laulhère fournisseurs du Canon français. Complices du fascisme. » La logique antifa a été fort bien décrite par La Fontaine dans Le loup et l’agneau, utilisée depuis par toutes les grandes révolutions, elle domine aujourd’hui la politique française, à l’extrême gauche en particulier. La direction du magasin, trop heureuse de s’en tirer à si bon compte, a démenti tout « partenariat ». Les innombrables élus et apparatchiks de La France insoumise et de ses alliés qui demandent l’annulation des banquets et la condamnation du Canon français ont été entendus. La peste est contagieuse, pas seulement en Sibérie, il faut dénoncer, avec le fascisme, tout ce qui peut y mener. En cas de récidive, il faudra faire plus fort, brûler des bérets comme on brûle un drapeau, pour exprimer la haine (souhaitable, bien sûr) de l’ancienne France. On ne demandera pas à Bally Bagayoko si cette violence est légitime, la réponse est trop évidente.