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Brexit : l’accord des Lords, la signature de la Reine

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Theresa May doit être soulagée ! Elle va pouvoir agir. Après l’accord des Lords, le Premier ministre britannique a annoncé mardi que la reine Elizabeth apposerait sa signature – « dans les prochains jours » – à la loi autorisant l’ouverture des négociations relatives à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le Brexit réclamé par nos voisins britanniques va pouvoir s’enclencher…
 
Le Royal Assent (assentiment royal), sans lequel, évidemment, rien ne peut se faire, ne devrait pourtant être qu’une formalité. Il n’y a guère de raison, en l’état actuel des choses, pour qu’Elizabeth II s’oppose à l’ouverture de nouvelles relations avec Bruxelles.
 
En revanche, avec les Lords, la partie était loin d’être gagnée, et, la semaine dernière encore, on nous racontait par le menu les déboires que ceux-ci infligeaient à Theresa May.
 

Brexit : l’accord des Lords

 
En réalité, et malgré l’abstention de certains membres de la majorité conservatrice, le Premier ministre britannique a obtenu le soutien de 274 Lords, 118 s’opposant au projet.
 
Certes, il est normal que, en période de crise, d’aucuns s’inquiètent de changements qui vont venir affecter la vie quotidienne du Royaume-Uni, d’autant que le fait de quitter le marché unique demande à réviser un certain nombre de paramètres. Et l’on sait très bien que, lorsque ça va mal, on hésite devant le changement, par un certain esprit conservateur qui craint que ce ne soit pire ensuite.
 
La réalité perçue par une majorité de Britanniques et par leurs institutions est cependant que c’est la situation de dépendance politique actuelle qui est cause, sinon totale du moins majeure, de cet état de fait délétère. On peut le nier avec l’énergie de la vertu offensée, il n’en reste pas moins que, depuis quinze ans que l’on nous promet que ce sera mieux demain, l’on n’a rien vu venir.
 
Telle est donc la position britannique. Les Lords l’ont bien compris, qui, les Communes ayant rejeté lundi plusieurs amendements visant à temporiser, ont décidé de ne pas faire davantage obstruction.
 
C’est ainsi que mardi, ayant évoqué la sanction royale, Theresa May a déclaré devant la chambre basse du Parlement qu’elle déclencherait l’article 50 du traité européen d’ici à la fin du mois – confirmant ainsi ses précédentes déclarations.
 
« Je reviendrai devant cette chambre avant la fin du mois pour notifier ma décision une fois que j’aurai déclenché formellement l’article 50 », a-t-elle annoncé sans donner plus de précisions. D’ici-là, le Premier ministre doit envoyer sa lettre à l’Union européenne.
 

La signature de la Reine, et l’annonce des difficultés

 
La décision des Lords prise, on n’a pas tardé à nous ressortir les serpents de mer sur les difficultés nombreuses que le Brexit allait entraîner. Addition salée présentée par Bruxelles, Ecosse en rupture de ban, etc.
 
Certes, la situation n’est pas facile. Mais lorsque le navire coule, les mesures à prendre, les choix à faire parfois ne sont pas simples. Theresa May, pourtant, est résolue à aller de l’avant. Et d’abord parce que tel est son mandat. Et elle le fait avec un certain enthousiasme. Ainsi déclarait-elle mardi : « Ce sera un moment déterminant pour notre pays tout entier puisque nous commencerons à façonner une nouvelle relation avec l’Europe et à nous construire un nouveau rôle dans le monde ».
 

Hubert Cordat