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Totalitarisme vert en marche : la Californie impose des panneaux solaires sur toutes les nouvelles maisons

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La dictature politique moderne emprunte les voies de la technique via l’écologisme. La très démocrate Californie vient d’en donner une nouvelle illustration en imposant par une réglementation d’Etat publiée mercredi l’installation de panneaux solaires sur toute nouvelle construction à partir de 2020. Le totalitarisme vert via la tyrannie de la réglementation immobilière est l’un des moyens préférés de l’oligarchie pour enrégimenter la société et détruire pas à pas la liberté de propriété. Ce nouveau règlement immobilier, approuvé à l’unanimité par les cinq membres de la Commission énergétique de Californie, sera le premier à concerner tout un Etat fédéré outre-Atlantique. Il constitue une nouvelle contrainte prenant pour prétexte la sempiternelle « lutte contre les gaz à effet de serre » et en particulier le CO2, dont ledit effet de serre est controversé et qui est indispensable à la vie végétale.
 

L’industrie du secteur applaudit l’obligation d’installer des panneaux solaires

 
Robert Rayner, directeur technique au syndicat professionnel des industriels du secteur, la California Building Industry Association, a qualifié cette décision de « saut qualitatif décisif ». « On peut parier que chacun des 49 autres Etats va observer de très près ce qui se passe ici », a-t-il dit. La commission a voté cette nouvelle réglementation après y avoir été opiniâtrement incitée par les lobbies des constructeurs, des fournisseurs de services et des producteurs de panneaux solaires. On imagine. Le texte doit encore passer devant la Commission californienne de la réglementation de la construction, dont l’accord ne fait aucun doute, ses décisions allant toujours dans le sens du prêt-à-penser écologiste « disruptif », dont l’une des motivations profondes est la cupidité. La décision va renchérir le coût de la construction tout en augmentant celui de la maintenance, au vu des durées de vie limitées des panneaux solaires.
 
Qu’on en juge. L’ajout de panneaux solaires augmentera le coût de la construction d’une maison individuelle neuve pour une famille de quelque 9.500 dollars (8.000 euros). Certes, « Ils permettront à la même famille d’économiser quelque 19.000 euros en énergie sur trente ans », argumente la Commission de l’énergie de Californie, notant que le prix des panneaux solaire a beaucoup baissé ces dernières années, largement grâce à la production chinoise.
 
Pour autant, les coûts de maintenance du système sont difficiles à établir de façon précise. Le site quelleenergie.fr, pourtant très favorable à cette technique, estime que « Lorsqu’ils sont conformes aux normes françaises et européennes, les panneaux photovoltaïques ont une durée de vie de 30 ans en moyenne ». Mais il ajoute cette nuance de taille : « Leur utilisateur est assuré de bénéficier de la totalité de leur puissance pendant les dix premières années qui suivent l’installation. Au cours des 10 années suivantes, ces panneaux fournissent 90 % de cette puissance. Entre la 21e et la 30e année, ils peuvent fournir les 4/5e de la puissance d’origine ». Ceci à supposer qu’ils restent protégés de toute dégradation. Il faut ajouter le fait que « l’onduleur qui sert à transformer le courant continu qui est fabriqué par les panneaux est plus fragile que les autres pièces et dure en moyenne entre huit et douze ans ». Le site recommande donc « de choisir un onduleur performant ». Donc cher.
 

L’électricité fournie par les panneaux solaires n’exemptera pas de rester connecté au réseau

 
Il y a mieux. Le minimum d’électricité fournie par l’installation prévu par la nouvelle réglementation californienne ne suffit pas à répondre aux besoins de la plupart des habitations. Il leur faudra donc rester branchées au réseau électrique classique, ce qui implique d’entrée le paiement d’un abonnement et l’établissement d’une liaison physique. Le législateur ne veut pas déshabiller Pierre (le réseau et les grands producteurs) pour habiller Paul (l’industrie des panneaux solaires et tout ce qui va avec). Ce sont donc les promoteurs et les clients finaux qui paieront pour les deux.
 

Le totalitarisme vert en marche en Californie

 
Tout cela n’empêche pas David Hochschild, membre de la Commission énergétique de Californie, de se féliciter que la Californie et ses 40 millions d’habitants prennent ainsi « un virage décisif par une mesure visionnaire ». Face à lui, le président du groupe républicain à l’Assemblée de l’Etat, Brian Dahle, réplique que les Californiens ne seront pas en mesure de payer les surcoûts imposés lors de la construction alors que le marché immobilier local est déjà hors de prix. Mais le gâteau est trop tenant pour les industriels de l’énergie « verte » des panneaux solaires – dont les coûts environnementaux de fabrication sont soigneusement dissimulés : 117.000 maisons individuelles doivent être construites dans les deux années à venir, auxquelles il faut ajouter 48.000 habitations collectives. La Californie compte déjà plus de cinq millions de maisons équipées de panneaux solaires. L’Etat est équipé, parmi d’autres, d’une des plus grandes centrales solaires au monde, la Desert Sunlight Solar Farm, qui couvre 1.540 hectares. Il dispose de ressources pétrolières, mais aussi hydroélectriques considérables dans sa partie nord. La nouvelle réglementation est donc bien plus affairiste et idéologique qu’environnementale.
 

Matthieu Lenoir