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Le cardinal Burke juge « diaboliques » les arrangements que l’Eglise semble rechercher avec la culture de mort

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Lors d’une rencontre de jeunes organisée par Voice of the Family en marge des travaux du synode sur la jeunesse à Rome, le cardinal Raymond Burke a qualifié de « diabolique » la « situation » actuelle de l’Eglise qui semble vouloir trouver des « arrangements » avec le monde et sa « culture de mort ». Alors que le monde et sa culture sombrent dans un déclin indissociable du refus de la vie, du démantèlement de la famille et des attaques contre la liberté de conscience, il faut plus que jamais une Eglise capable de dire la vérité « fermement et clairement ».
 
« Et pourtant, elle donne l’impression de vouloir se rapprocher de cette culture, qui est véritablement une culture de mort, et en quelque sorte de vouloir s’adapter à cette culture. J’estime qu’il s’agit là d’une situation véritablement diabolique », a-t-il dit.
 
Le cardinal Burke a dénoncé une fausse « miséricorde » qui cherche à montrer « l’amour et le souci de l’Eglise à l’égard de l’humanité, comme si nous pouvions aimer notre prochain sans dire la vérité et sans agir conformément à la vérité ».
 

Le cardinal Burke dénonce la fausse conception de la miséricorde

 
C’est ce dont a témoigné tout au long de son pontificat Jean-Paul II à travers son appel à une « nouvelle évangélisation », a précisé le cardinal : celle-ci ne consistait pas seulement « à aller vers le monde pour lui apporter l’Evangile » mais exigeait que l’Eglise « soit de nouveaux évangélisée de l’intérieur parce que les fléaux du laïcisme et du relativisme sont entrés dans l’Eglise elle-même ».
 
Cette nouvelle évangélisation, a insisté Burke, n’est pas « un quelconque nouveau programme, ni une approche que nous aurions inventée » : c’est Jésus-Christ Lui-même, « qui ne manque jamais de venir à nous ». « Nous devons nous rapprocher de Lui, de sa Vérité, obtenir son amour dans les sacrements et vivre la vie de l’Eglise aussi complètement que possible. »
 
Reconnaissant que la crise de l’Eglise catholique aux Etats-Unis atteint des abîmes, le cardinal Burke a dénoncé ceux qui proposent des solutions se résumant à la création de « nouvelle commission » et de « nouveaux programmes » qui passent à côté du cœur du problème. « Il s’agit ici de péchés graves… Il faut nommer le péché, en accepter la responsabilité, et réparer », a-t-il déclaré.
 

Petits arrangements avec la culture de mort

 
Le cardinal s’est particulièrement attaché à appeler les jeunes à aimer tout de même l’Eglise et de ne pas céder à la tentation de l’abandonner : « Malheureusement, de nombreuses personnes scandalisées par la situation… choisissent de quitter l’Eglise. ». « Ceux qui entrent dans l’Eglise catholique à l’âge adulte parce qu’ils voyaient que ce serait elle qui resterait fidèle à la tradition apostolique ont aujourd’hui l’impression que l’Eglise elle-même est en train de se transformer en une dénomination protestante de plus », qui fait son marché « parmi les vérités de notre foi et les vérités sur la vie morale ».
 
D’où ce rappel :
 
« En raison des péchés graves de certains responsables de l’Eglise, c’est très difficile pour nous. C’est un scandale à nos yeux, mais la seule réponse à ce scandale est Notre Seigneur Jésus-Christ : son enseignement, ses sacrements, et sa gouvernance de nos vies dans l’Eglise. C’est pourquoi je veux vous encourager fortement dans cette direction, et vous encourager aussi à vous montrer compréhensifs à l’égard de ceux qui souffrent grandement à cause de ce scandale, et à essayer de les aider à comprendre que, nonobstant la grande confusion et la grande division qui sont entrées dans la vie de l’Eglise, celle-ci demeure le saint Corps mystique du Christ. (…) Je vous exhorte à vous confier aux soins maternels de la Mère de l’Eglise, la Bienheureuse Vierge Marie, la Mère, sa Mère que notre Sauveur nous a donnée alors qu’il mourait sur la Croix. »
 

Rester fidèle à l’Eglise en suivant Marie

 
Détaillant plus précisément la nature de la confusion actuelle au sein de l’Eglise, le cardinal Burke a désigné le fait qu’aujourd’hui « elle semble montrer son amour de l’homme pécheur en justifiant son péché, en manquant de clarté sur le péché, ce qui aboutit à vider le travail rédempteur du Christ de son sens ».
 
Et de rappeler que notre « Bienheureuse Mère », celle qui a dit : « Faites tout ce qu’il vous dira » aux serviteurs à la noce de Cana, nous instruira toujours à cet égard. Chaque jour, a conclu le cardinal, il faut assumer « la croix de l’oblation de soi dans l’amour pur et désintéressé ».
 

Jeanne Smits