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Le cardinal Cupich a santionné le P. Paul Kalchik, ce prêtre qui a brûlé un drapeau LGBT

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Le cardinal Blase Cupich de Chicago chercherait-il à confirmer les allégations selon lesquelles l’ex-cardinal McCarrick, prédateur homosexuel, a favorisé sa nomination – comme l’affirme Mgr Carlo Maria Viganò – au moins en partie en raison de son ouverture aux LGBT, il ne s’y serait pas pris autrement. Il vient de renvoyer un prêtre de son archidiocèse, apparemment parce que le P. Paul Kalchik a décidé de brûler un drapeau arc-en-ciel frappé d’une croix lors d’une cérémonie privée, interdiction lui ayant été signifiée par le cardinal Cupich de le brûler en public. Celui-ci lui a même demandé de subir une expertise psychiatrique.
 
Ledit drapeau avait été installé au-dessus de l’autel de la paroisse de la Résurrection en 1991 par celui qui en était alors le curé, le P. Daniel Montalbano, pour signaler le caractère « gay-friendly » du lieu, et cachait le crucifix en bois sculpté surplombant l’autel. La messe d’intronisation du drapeau avait été présidée par le cardinal Bernardin, dont le P. Montalbano était proche.
 

Paul Kalchik, prêtre sanctionné pour avoir brûlé un drapeau LGBT

 
Celui-ci venait d’arriver à la paroisse de la Résurrection après l’incendie accidentel qui avait frappé l’église qu’il avait desservie auparavant, l’espace de trois semaines : celle de Saint-Sébastien dans le quartier Lakewood de Chicago qui s’honorait d’accueillir la « diversité ». Entre immigrés portoricains, sud-américains ou polonais, les « gays » y avaient toute leur place, et même des messes rien que pour eux. Montalbano lui-même était co-fondateur de l’Archdiocesan Gay and Lesbian Outreach and Bonaventure House. Bien avant l’actuel mode pro-LGBT, dès 1973, Saint-Sébastien accueillait des messes pour les « gays » catholiques sponsorisées par « Chicago Dignity », sortant d’ailleurs victorieux d’un clash avec l’archidiocèse en 1990 qui voulait davantage les contrôler. L’intention symbolique du drapeau est donc incontestable.
 
Par la suite, la paroisse de la Résurrection devait, selon de vieux paroissiens, accueillir des messes « gays » dans le sous-sol du presbytère, et des fêtes bruyantes, « 100 % mâles », dans la maison paroissiale. Selon le site ChurchMilitant, les circonstances réelles du décès du P. Montalbano à l’âge de 50 ans sont « trop sordides » pour être racontées. Mais il semble que le P. Kalchik, connu pour son rejet sans ambiguïté de toute complaisance à l’égard des modes du temps, ait fait brûler dans la ferme familiale non loin de là de nombreux objets et ornements retrouvés au presbytère lorsqu’il est arrivé dans la paroisse il y a une dizaine d’années.
 
Le drapeau avait échappé à sa vigilance ; il l’a retrouvé il y a peu. Il a immédiatement décidé de le brûler à son tour, prévenant publiquement les paroissiens de son intention. Une déferlante d’injures, de menaces de viol et autre obscénités a alors frappé le prêtre, notamment de la part de la communauté « gay » très nombreuse à Chicago.
 

Le cardinal Cupich veut une expertise psychiatrique du P. Paul Kalchik, lui-même victime de deux prédateurs homosexuels

 
Il faut savoir que le P. Paul Kalchik a lui-même été violé par deux fois : une fois par un prêtre, lorsqu’il avait 19 ans, et auparavant par un voisin qui l’avait agressé alors qu’il était encore enfant. Chose qu’il a décrite après le témoignage de Mgr Viganò dans une bouleversante lettre au pape François où il demande à celui-ci de démissionner s’il a effectivement protégé le cardinal McCarrick. Aux détails terribles de cette agression il ajoute une dénonciation de l’inertie volontaire de la hiérarchie catholique de Chicago, y compris le cardinal Cody, pourtant averti par le directeur spirituel de Kalchik. Celui-ci raconte aussi qu’il a rencontré par la suite plusieurs victimes de ce même prêtre prédateur homosexuel.
 
C’est en réponse à la pression LGBT et des amis de cette communauté que le cardinal Cupich avait interdit au P. Kalchik de procéder à sa cérémonie publique. De ce fait, le curé a décidé de convoquer quelques paroissiens habitués de l’adoration eucharistique et il a procédé à un exorcisme sur le drapeau avant de le faire brûler, loin des regards du public.
 
Il s’en est expliqué publiquement cependant, lors de son homélie du 16 septembre, soulignant en chaire que « l’Eglise se trouve plongée dans une grande bataille ». « De nombreux cardinaux, évêques et même le pape semblent s’adonner à une double vie. Par moments, ils parlent de manière éloquente de la foi et se présentent comme des hommes qui aspirent à la sainteté. Mais il y a des preuves du fait qu’ils vivent dans le péché ou qu’ils ont délibérément occulté le fait que d’autres vivent ainsi, leur laissant le champ libre pour abuser d’autres victimes », tonnait-il. Et de dénoncer ceux qui sont davantage préoccupés par « le réchauffement global, les problèmes des immigrés et la soi-disant homophobie » plutôt que de s’occuper de sauver les âmes.
 

Menaces de sanctions contre le curé de la paroisse de le Résurrection sous les pressions LGBT

 
Le P. Kalchik a précisé alors que les responsables de l’archidiocèse l’avaient clairement menacé de le relever de ses fonctions s’il brûlait publiquement la bannière de la fierté gay, le drapeau arc-en-ciel, parce que cela constituerait une offense à l’égard de la communauté gay. « Cela ne me fait pas peur. Au cours de ma vie, j’ai fait le voyage de l’enfer aller-retour par deux fois. Je sais ce qu’est le mal et j’ai fait vœu devant Dieu de prendre des mesures pour faire échec à ce mal. Dieu donne l’autorité et moi, je suis ma conscience formée par sa Loi. La bannière gay recouvrant la Croix de Notre Seigneur, un symbole de sa Passion, devait être détruite », a-t-il ajouté, soulignant que cette « chose diabolique » a été réduite en cendres.
 
Rappelant la condamnation de la sodomie par saint Paul, l’intrépide prêcheur a invité son auditoire à se réveiller : « Voilà 50 ans que le diable a œuvré en toute discrétion, répondant très subtilement de petits mensonges, de telle sorte qu’aujourd’hui la culture accepte ce comportement contraire à la nature, tel qu’il est et dans tous ses détails. Nombreuses sont les personnes qui en sont venues à accepter toute cette pourriture comme vraie, malgré ce que l’Ecriture sainte et la sainte Tradition nous disent. » Et d’expliquer que le drapeau n’était rien d’autre qu’un « instrument de propagande cherchant sournoisement à faire accepter la sodomie ».
 
« Ceux qui, pour n’importe quelle raison, ont développé une attraction homosexuelle ont une lourde croix à porter, mais ils doivent entendre la vérité et accepter de vivre chastement », a-t-il encore rappelé.
 

Paul Kalchik a brûlé le drapeau LGBT, symbole « diabolique » de l’acceptation de la sodomie

 
Il a récusé l’idée selon laquelle l’Eglise serait homophobe : « Oui, ils sont enfants de Dieu, comme l’est chaque personne habitant sur cette planète. Aimez le pécheur, détestez le péché, voilà ce qui s’applique ici. Je n’ai jamais eu connaissance d’un cas crédible d’une attaque physique ou verbale dans une église à l’encontre de quiconque en raison de son attraction homosexuelle, alors que je connais des centaines de cas de prédateurs homosexuels s’attaquant à des victimes – moi y compris. Alors s’il vous plaît, s’il vous plaît, éliminez tous ces mensonges subtils de votre esprit, ignorez la propagande du démon – et notre bannière gay en faisait partie – pour vous atteler à la prière. »
 
Est-ce ce sermon qui a scellé le destin du P. Kalchik ? Ou la simple cérémonie privée d’exorcisme et d’élimination du drapeau ? Le cardinal Cupich, dans une lettre adressée aux paroissiens de l’église de la Résurrection, prétend qu’il ne s’agit ni de l’une, ni de l’autre. Le 21 septembre, il a assuré que cela faisait « plusieurs semaines » qu’il s’inquiétait de nombre de problèmes à la paroisse. « Il est devenu évident pour moi que le P. Kalchik doit s’éloigner un temps de la paroisse pour recevoir un soutien pastoral afin d’évaluer ses besoins », affirme la lettre qui annonce la prise en main de la communauté par un administrateur extérieur, « pour le bien du P. Kalchick » et des paroissiens. Le P. Kalchik avait fait état de manifestations, de menaces violentes et d’au moins une intrusion dans la paroisse.
 

Le cardinal Cupich y a vu un problème psychiatrique

 
Peu après avoir annoncé son projet de brûler publiquement le drapeau, le 29 septembre prochain en la fête de saint Michel-Archange, le P. Kalchik a reçu la visite du P. Dennis Lyle et du P. Jeremy Thomas de l’Office du vicaire pour les prêtres de l’archidiocèse. Les deux hommes, a raconté le P. Kalchik à PJ Media, lui ont dit : « Le cardinal veut que vous sachiez trois choses. Premièrement, vous ne devez pas brûler le drapeau et si vous le faites, vous devez savoir qu’il y a des sanctions canoniques qui frappent la désobéissance envers le cardinal. Deuxièmement, vous avez demandé à être muté afin de vous rapprocher de vos parents, et cela ne se fera pas si vous exécutez votre plan. Troisièmement, le cardinal pense que vous devriez vous faire évaluer sur le plan psychologique. »
 
Une « expertise » qui fait penser à une persécution soviétoïde. Pour le P. Kalchik, la menace était particulièrement douloureuse étant donné qu’il souffre de stress post-traumatique du fait des viols qu’il a subis au cours de sa jeunesse, et qu’il est traité pour celui-ci, sans que cela ne soit un secret. « Malgré cela, j’ai réussi à avoir eu une vie normale et une carrière fructueuse », a-t-il précisé.
 
Peu après avoir brûlé quand même le drapeau, le prêtre a reçu une lettre du cardinal Cupich lui transmettant le refus de l’évêque de Gaylord de donner suite à sa proposition de donner une paroisse au P. Kalchik dans le Michigan, invoquant des écrits du prêtre sur les réseaux sociaux. Kalchik précise pour sa part qui n’a jamais eu de page Facebook ou de compte Twitter : « Je ne sais rien des réseaux sociaux. »
 

Le P. Kalchik mis dehors alors qu’il s’apprêtait à célébrer un mariage

 
Vendredi dernier, les mêmes Lyle et Thomas sont venus affronter Kalchik alors qu’il s’apprêtait à célébrer la messe de 18 heures : devant le refus du prêtre de leur parler en privé, ils ont répété devant de multiples témoins que le P. Kalchik devait être envoyé à l’institut Saint Luc en raison de ses « problèmes psychiatriques ». Le curé leur répondit qu’il ne quitterait pas la paroisse de son propre mouvement.
 
L’affaire a connu son dénouement samedi après-midi, alors que le P. Kalchik s’apprêtait à célébrer un mariage. Selon NBC, le cardinal Cupich a envoyé son nouvel évêque auxiliaire Bart Martosic dire au prêtre qu’il devait quitter les lieux sous peine d’être arrêté pour violation de propriété sur le territoire de la paroisse. Kalchik a alors quitté les lieux et Mgr Martosic a célébré à sa place, avant de disparaître par la porte de la sacristie aussitôt la cérémonie terminée.
 
Selon Church Militant, un « associé pastoral » du P. Kalchik a fait savoir que celui-ci « se cache actuellement, de peur que le cardinal Cupich ne l’embarque de force ».
 

Jeanne Smits