Carême : le Vatican appelle à « 24 heures pour le Seigneur », avec adoration et confession, les 13 et 14 mars

 

Les 13 et 14 mars prochains se tiendra la 13e édition de l’initiative « 24 heures pour le Seigneur » officiellement lancée en 2014 par le pape François pour l’Eglise universelle. Proposée chaque année à la veille du quatrième dimanche de Carême, cette édition aura pour devise, à la demande du pape Léon XIV, un verset de l’Evangile de Saint Jean : « Je suis venu pour sauver le monde. »

Toutes les paroisses sont invitées à ouvrir les portes de leurs églises pendant 24 heures depuis la soirée du vendredi 13 mars jusqu’au samedi soir, de manière à offrir aux fidèles la possibilité de s’y arrêter à n’importe quel moment pour l’adoration du Très Saint Sacrement et pour se confesser.

Cette ouverture extraordinaire des églises a été annoncée le 9 mars dernier par le Dicastère pour l’évangélisation. Son communiqué affirme que « les portes ouvertes des églises sont le symbole de l’amour miséricordieux de Dieu ».

 

« 24 heures pour le Seigneur » : Léon XIV en a donné la devise pour 2026

Le Dicastère a publié un guide pastoral en italien, espagnol et anglais. Il est notamment recommandé de mettre en place une liturgie pénitentielle pour préparer les fidèles à la confession, mais aussi (hélas) de prévoir une célébration dominicale anticipée le samedi après-midi. La nécessité d’une confession individuelle est en revanche bien affirmée. Il est recommandé d’encourager les fidèles, notamment par le biais de textes sur la conversion, à dépasser les formes de résistance qui, si souvent, apparaissent en vue d’éviter la confession.

 

Adoration du Très Saint Sacrement et confession (individuelle)

Le guide propose en particulier une homélie de saint Augustin sur « la médecine qui nous guérit », un autre de Benoît XVI et un témoignage d’une « influenceuse » catholique, Olivia Hurst, sur l’expérience de la confession, l’examen de conscience et le désir de rester en état de grâce. Elle écrit notamment :

« Le moment qui précède la confession est chargé de tension en raison du poids des péchés et des fardeaux qui vous séparent de Dieu. C’est presque comme une dispute avec un ami. Vous ne souhaitez rien tant que de résoudre le problème et vous libérer de la tension qui existe entre vous, mais vous avez peur que votre ami ne veuille pas vous pardonner pour résoudre le problème. Etre dans un état de péché est similaire à cela, sauf que vous n’êtes pas en conflit avec Dieu, mais avec vous-même. Ce conflit interne est une lutte constante pour atteindre l’état de grâce qu’il nous est absolument impossible d’avoir sans le Christ et sa miséricorde. »

C’est assez discrètement que la Conférence des évêques de France a annoncé ces « 24 heures pour le Seigneur », par un court communiqué publié sur le volet « Catéchèse et Catéchuménat » de son site. Nombre de rendez-vous sont annoncés au niveau diocésain ou paroissial.

 

Jeanne Smits