Alors que 27 millions d’euros sont nécessaires pour sauver l’aile François Ier du château de Chambord, et 10 millions supplémentaires pour créer un centre intellectuel consacré à la Renaissance, l’Etat a refusé l’aide du Puy du Fou qui estimait pourtant pouvoir réunir très rapidement une somme bien plus importante.
Ainsi Nicolas de Villiers a-t-il expliqué au Figaro : « Nous avons démontré, à travers le succès du Puy du Fou qui accueille 3 millions de visiteurs par an et réalise 300 millions d’euros de chiffre d’affaires, notre capacité à concevoir et à développer, sans la moindre subvention publique et en partant de rien, un modèle qui mérite d’être regardé. Si on nous autorisait, dans le cadre d’une délégation de service public, à offrir nos services à Chambord, nous serions en mesure de mobiliser une centaine de millions d’euros – soit bien plus que les sommes actuellement recherchées – autour d’un projet mobilisateur qui permettrait de regarder l’avenir avec confiance. »
Mais si la proposition semblait au départ avoir été écoutée d’une oreille attentive, elle a été refusée au motif qu’« à un an de la présidentielle, rien ne pouvait être lancé, faute de temps » et que l’Etat « allait libérer les crédits nécessaires ». Pourtant, selon les informations du Figaro, seulement 12 millions ont été débloqués à ce jour.
Et Nicolas de Villiers exprime ses regrets : « En douze mois, nous savons parfaitement monter un projet cohérent. Ma seule motivation est de sauver un élément du patrimoine français. Nous n’avons absolument pas besoin de Chambord pour gagner de l’argent ! » Mais l’Etat semble préférer laisser son patrimoine à l’abandon plutôt que de devoir sa réfection à ceux qui lui rappellent trop sa faillite.











