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« Changer la Grèce, changer l’Europe » : le slogan de Tsipras et de Syriza

« Changer la Grèce, changer l’Europe » : le slogan de Tsipras et de Syriza
 
Tel est le message lancé jeudi soir par Alexis Tsipras, le patron du parti de gauche Syriza, devant des milliers de partisans à Athènes, et alors que son avance dans les sondages, à quelques jours des élections, est toujours bien réelle.
 
« Changer la Grèce », parce que la fin de « l’humiliation nationale » est à portée de vote, affirme-t-il.
 
Quant à « changer l’Europe », c’est évidemment l’objet de la crainte de l’Union européenne face aux événements grecs, comme des tractations que, en sous-main, Bruxelles essaye de mener avec Athènes.
 

Syriza et Tsipras en tête des sondages

 
A l’heure actuelle, c’est-à-dire à trois jours des législatives anticipées de dimanche, Syriza est toujours donné largement en tête des intentions de vote, et continue même de creuser l’écart (avec, selon les instituts de sondage, une avance oscillant entre 4,8 et 6,2 points) sur le parti Nouvelle démocratie du premier ministre sortant Antonis Samaras.
 
Pour certains, Syriza serait même en passe de décrocher seul la majorité absolue au parlement, ce qui, bien évidemment, ferait d’Alexis Tsipras le seul interlocuteur face aux instances européennes.
 

« Changer la Grèce » pour qu’elle redevienne elle-même

 
« Lundi, nous en aurons fini avec l’humiliation nationale. Nous en aurons fini avec les ordres venus de l’étranger », a lancé celui-ci, devant des représentants de parti de gauche étrangers venus de France, d’Espagne, etc., avec une assurance inébranlable.
 
« Nous demandons une première chance pour Syriza, ce sera peut-être la dernière pour la Grèce », a-t-il poursuivi.
 
Dans la foule, ce serait l’euphorie, si la dureté de l’heure présente le permettait. « Je vais voter Tsipras parce que même mes parents, après quarante ans de travail, n’ont pas assez d’argent pour payer leur chauffage. Il est notre seul espoir, notre seule façon de nous en sortir », affirme avec conviction cette enseignante.
 

Changer – ou pas l’Europe ?

 
De son côté, Antonis Samaras a tenté de faire tourner à son avantage la déclaration, le jour-même, de Mario Draghi, en affirmant que la Grèce ne pourrait pas bénéficier du programme de rachat de dette sans accord avec ses créanciers internationaux, ce qui lui paraît jouer contre son adversaire.
 
Ce à quoi Syriza a rétorqué en déclarant, avec peut-être plus d’à propos que de réalisme, que le programme de la Banque Centrale européenne apportait un « démenti à tous ceux qui ont semé la peur et la panique ».
 
« C’est une décision importante dont le prochain gouvernement grec tirera avantage pour le bénéfice du pays », ajoute, sans préciser le lien qu’il pourrait y avoir avec sa volonté de « changer d’Europe », dans son communiqué.