ChatGPT fait le profilage psychologique de ses utilisateurs

ChatGPT profilage psychologique utilisateurs
 

Une récente étude menée par des chercheurs allemands, indiens et néerlandais, a voulu savoir à quel point ChatGPT, le chatbot d’OpenAI, stocke des données sur ses « interlocuteurs » humains. Le résultat est à la hauteur de tout ce que pourrait rêver un expert en marketing, et au-delà. Sans surprise, il fait du profilage psychologique très détaillé fondé sur les données que lui communiquent ses utilisateurs, y compris des éléments très personnels partagés par ceux qui s’en servent comme confident.

Les « souvenirs » créés ainsi unilatéralement et par inférence par ChatGPT représentent jusqu’à 96 % du total, à l’insu et en dehors du contrôle des internautes. Plus du quart des données stockées relèvent de la vie privée telle que définie par la réglementation RGPD et plus de 50 %, hautement personnalisées, portent sur leur psychologie. C’est ce qu’à révélé l’étude de 80 « conversations » fournies bénévolement par des utilisateurs après qu’ils les eurent récupérées par le biais des lois européennes de protection de la vie privée.

L’objectif de la collecte vise bien plus loin qu’une connaissance permettant de bons placements publicitaires : ChatGPT est conçu pour interagir de manière convaincante en répondant aux attentes, aux goûts et aux convictions de ses clients, en renforçant leurs propres perceptions. Détail utile : on peut désactiver les « mémoires sauvegardées » par OpenAI. On y croit très fort !