L’Amérique du Nord et l’Europe, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et quelques autres pays – appelons-les l’Occident – ne représenteront en 2026 que 8 % des naissances globales, selon une nouvelle étude. A l’inverse, l’Asie et l’Afrique verront naître 85 % des bébés qui viendront au monde cette année : 49 % en Asie, 36 % en Afrique et 7 % en Amérique latine et dans les Caraïbes. Pour le reste du monde, ce sera 3 % en Amérique du Nord, en Europe : 5 %, et en Océanie : moins d’1 %.
On aura noté le paradoxe : l’Asie compte des pays dont le taux de natalité s’est effondré comme nulle part ailleurs (la Chine, le Japon, la Corée du Sud). Mais c’est la taille de la population qui fait la différence. Quant à l’Afrique, elle devrait accueillir plus de 47 millions de naissances, et ce malgré tous les efforts qui visent à y répandre la contraception et l’avortement légal.
Le déclin démographique de l’Occident par les chiffres
Le fait qu’une proportion notable des naissances prévues en Europe se produira parmi les populations immigrées, souvent musulmanes, y explique le discours sur le « grand remplacement ». Mais c’est que l’Occident l’aura cherché, à la fois par la destruction de la famille traditionnelle et par l’abandon de sa culture religieuse notamment.
Comme le note Jonathon von Maren : « Ce ne sont pas les immigrés qui ont empêché les familles anglaises et françaises d’avoir des enfants. Ce ne sont pas les immigrés qui ont poussé les Néerlandais et les Belges à quitter leurs églises. Le patrimoine de l’Occident n’a pas été volé, il a été abandonné. »
En d’autres termes, notre modernité est autodestructrice. Elle ne se perpétue pas. Elle n’a au fond qu’une espérance : renoncer à ce qui, en elle, contredit ce qui la transcende, à la fois pour accueillir elle-même ses propres enfants, et pour apporter aux autres, avec la foi, ce qui leur donnera plus qu’un mode de vie moderne : une vie orientée vers la vérité.











