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Les yeux doux ? La Commission européenne propose de dépenser davantage pour l’Italie, moins pour la Pologne

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D’une pierre deux coups : la Pologne et les autres pays orientaux « trop » chrétiens seraient ainsi sanctionnés, tandis que l’Italie qu’il faut à tout prix reconquérir à l’idée européenne aurait davantage de raisons de revenir dans le giron. En même temps, il s’agirait de dépenser davantage pour favoriser les pays membres accueillant des migrants.
 
La Commission a fait observer que les pays de l’Est de l’Europe sont de plus en plus prospères tandis que l’Italie, et d’autres pays frappés par la crise économique et celle des migrants, ont aujourd’hui de plus grands besoins. C’est « plan de cohésion » qui serait affecté dès l’ouverture de la prochaine tranche budgétaire de sept ans à partir de 2020. Son objectif n’est-il pas d’aligner les économies de l’ancien bloc de l’Est et du Sud avec celles, plus riches, de l’Ouest et du Nord.
 

La Commission européenne veut récompenser les pays qui accueillent des migrants

 
La Slovaquie, la Pologne et les pays Baltes sont en pleine croissance, assure le commissaire allemand au budget, Guenther Oettinger. « Les pays comme l’Italie auront davantage d’argent parce que leur économie a stagné », a-t-il dit. C’est la prime à l’échec…
 
La Commission se défend de vouloir une nouvelle fois « punir » les pays qui refusent de prendre des migrants, comme l’a dit Corina Cretu, commissaire à la politique régionale : « Il s’agit d’un encouragement aux pays qui reçoivent des migrants. »
 

La Pologne est mauvaise élève, l’Italie en crise mérite qu’on dépense davantage pour elle

 
Cela n’a pas convaincu les Polonais qui par la voix de leur vice-ministre aux affaires étrangères, Konrad Szymanski, dénonce une « proposition discriminatoire » qui fait porter un poids disproportionné de certaines réductions budgétaires générales à son pays : le budget de cohésion prévoirait une baisse de 20 % des fonds alloués à la Pologne, alors que la Grèce le verrait augmenter de 8 %, l’Italie de 6 % et l’Espagne de 5 %.
 

Anne Dolhein