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Le communisme a la cote en Occident chez les jeunes, et Mélenchon séduit après Staline, Mao et Guevara

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La Hongrie vient de commémorer la révolte de 1956 à Budapest, écrasée dans le sang (2.500 Hongrois tués, 200.000 réfugiés) par le totalitarisme soviétique imposé en 1945. Le communisme et ses millions de morts ne paraissent pas pour autant hanter les consciences des jeunes Occidentaux, matraqués depuis des décennies par l’antifascisme, l’antiracisme, l’anticapitalisme et l’anticolonialisme, toutes formes de la haine de soi tenant soigneusement à distance la tragédie communiste. Et qui gomment dans les consciences les crimes de masse de Staline, Mao, Guevara et consorts, au point de faire apparaître Georges W. Bush comme pire qu’eux !
 
On voit ainsi en France prospérer les intentions de vote pour le néo-trotskiste Jean-Luc Mélenchon, crédité par le dernier sondage Figaro-Kantar de 13 % à 15,5 % des voix. Si l’on agrège les intentions de vote pour deux candidats d’ultragauche on obtient des scores allant de 15,5 % à 18,5 % ! Près du cinquième de l’électorat… Parmi ces électeurs potentiels, un grand nombre de rejetons des classes moyennes en déroute. Tout aussi inquiétant, aux Etats-Unis mêmes, un sondage MarketWatch-Yougov indique que près de 50 % des 16-20 ans, les « millenials » nés autour de l’an 2000, pourraient voter pour un socialiste et que 21 % d’entre eux pourraient même voter pour un communiste.
 

En France, Mélenchon amuse ; aux Etats-Unis, le communisme indigne

 
Si en France les baby-boomers, nés dans l’immédiat après-guerre, ont été largement influencés par l’idéologie communiste, outre-Atlantique cela n’a pas été pas le cas. Selon Yougov, 80 % de ces classes d’âge mûr jugent que « le communisme fut et demeure un problème », taux atteignant même 91% pour les personnes âgées. Et si 64 % des plus de 65 ans portent un jugement favorable sur le « capitalisme », la société de la libre entreprise, ce taux chute à 42 % pour les 16-20 ans.
 
En France, personne ne se formalise du fait que 15 % de l’électorat puisse soutenir Mélenchon, allié au parti communiste, imprégné de dirigisme, d‘étatisme, de spoliation de l’épargne et du capital, et célébrant la Terreur de 1792. Les commentateurs sont obsédés par la « menace » que représenterait le Front national, même mariniste. Aux Etats-Unis en revanche, on réagit. La Fondation du mémorial des victimes du communisme s’indigne : « Une de nos préoccupations est bien cette émergence d’une génération d’Américains qui n’a qu’une compréhension limitée du système collectiviste et de son sinistre passé », explique Marion Smith sur Thenewamerican.com.
 

Bush jugé pire que Staline et Mao par les jeunes !

 
Tout au long du XXe siècle, les gouvernements marxistes ont exterminé quelque 100 millions de personnes, faisant d’eux les idéologues les plus criminels de l’histoire. Et cela continue en Corée du Nord, en Erythrée, en Chine populaire. En France, au tournant du XVIIIe et du XIXe siècle, la sanglante révolution née en 1789 et terreau des communismes, causa 800.000 morts par la Terreur robespierriste et les guerres aux frontières, et plus d’un million de morts français durant les guerres napoléoniennes, soit deux millions de morts pour un pays de 23 millions d’habitants en 25 ans, chiffrage évalué par le prudent historien René Sédillot dans ses ouvrages « Le coût de la Terreur » et « Le coût de la révolution française ».
 

Les jeunes Français aiment Mélechon et Guevara

 
Signe de l’impact massif du dressage idéologique mené par les médias de masse et leurs zélés journalistes (volontairement ?) incultes, MarketWatch indique qu’aux Etats-Unis « le tiers de 16-20 ans affirment penser que Georges W. Bush a causé plus de morts que Joseph Staline », alors que le tyran soviétique psychopathe est à l’origine, selon le consensus des historiens, d’une vingtaine de millions de morts. Et 42 % de ces jeunes Américains ignorent que Mao Tsé-Toung et son régime furent directement responsables d’environ 60 millions de morts par assassinats de masse. Quarante pour cent ignorent aussi le tableau de chasse sanglant de Che Guevara, qui invitait ses amis à assister aux exécutions sommaires d’une balle dans la tête des opposants politiques à la prison de la Cabana autour d’un verre de rhum et d’un bon cigare. Au point que même Fidel Castro préféra l’écarter et l’envoyer se faire occire en Angola.
 
Aujourd’hui, il est de bon ton parmi les jeunes Occidentaux, aux Etats-Unis comme en Europe, de porter des tee-shirts à l’effigie de ce fils de bonne famille aristocratique argentine. Le poisson pourrit toujours par la tête.
 

Matthieu Lenoir