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Conférence créationniste à Istanbul en Turquie : non à la « propagande évolutionniste »

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La troisième Conférence internationale sur l’origine de la vie et de l’univers s’est tenue le 28 avril dernier à Istanbul en Turquie, réunissant des savants des Etats-Unis, d’Europe et du Proche-Orient qui rejette le discours quasi obligatoire imposant l’idée darwinienne et évolutionniste dans les écoles de nombreux pays. La réunion n’était pas sans paradoxe, puisqu’elle s’est tenue – c’est pratiquement de rigueur en Turquie – sous le portrait de Kemal Atatürk, libre-penseur, et sous l’égide de l’islam puisque l’événement était notamment organisé par la Fondation des valeurs nationales sous la présence honoraire d’Adnan Oktar, l’un des principaux créationnistes du monde musulman.
 
De nombreux chrétiens – protestants, évangéliques, mormons –, des musulmans et même quelques catholiques se sont réunis pour évoquer selon des points de vue finalement assez divers l’impossibilité scientifique d’adhérer à l’évolutionnisme. Ils ont aussi mis en avant l’idée selon laquelle les religions monothéistes doivent coopérer face aux athées dans ce domaine ; tel était notamment l’avis du Pr Hans Koechler, ancien détenteur de la chaire de philosophie politique à l’université d’Innsbruck en Autriche, pour qui cette coopération est devenue indispensable dans un monde globalisé.
 
Cela se défend s’il s’agit de proclamer les réalités scientifiques sur lesquelles les hommes peuvent se mettre d’accord indépendamment de leur foi, même si ce genre d’exercice peut se révéler périlleux.
 

Une conférence créationniste à Istanbul dénonce la propagande évolutionniste

 
Quoi qu’il en soit, la Turquie d’Erdogan a interdit l’an dernier l’enseignement de la théorie de l’évolution dans les écoles publiques.
 
Alex Newman, de FreedomProject.com, était sur place. Il a pu constater la présence de créationnistes de toutes sortes, depuis ceux qui défendent la théorie d’une terre jeune à travers une lecture littérale de la Genèse à ceux qui retiennent l’idée d’une création il y a plusieurs milliards d’années qui n’est pas incompatible, disent-ils, avec le récit biblique de la création. Ce fut le cas du Dr Ken Keathley, professeur de théologie dans un séminaire baptiste américain.
 
Mais si la diversité était grande, rapporte Alex Newman, tous étaient d’accord pour dire que les enfants des écoles ne devraient pas être soumis à une propagande univoque en faveur de la théorie de l’évolution et encore moins être pris pour cible de mensonges qui l’accompagnent.
 
C’est le cas notamment aux Etats-Unis – et en France, pourrait-on ajouter – ou les écoles publiques et les programmes officiels ne présentent qu’une seule vision de l’origine de la vie : la théorie selon laquelle l’humanité est le fruit d’une évolution à partir d’un organisme monocellulaire vivant, sur une période de millions, voire de milliards d’années. Théorie qui n’est pas présentée comme une théorie : ce sont des affirmations qui sont données comme représentant l’état actuel de la connaissance scientifique.
 
Les participants ont donc entendu le biochimiste Fazale Rana, chrétien convaincu et fondateur vice-président de Reasons to Believe (Des raisons pour croire), l’une des grandes figures mondiales du dessein intelligent, expliquer comment cette merveille qu’est le génome humain fournit des preuves sérieuses de l’existence d’un Créateur. Président de la Christian Scientific Society et professeur de physique à l’université de Pittsburgh, il a fait noter que les ingénieurs ne sauraient travailler sans principes de conception. Il en va de même, a-t-il souligné, pour l’évolution dont les tenants sont bien obligés d’accepter le paradigme d’une organisation rationnelle préalable.
 

La Turquie interdit l’enseignement de la théorie de l’évolution à l’école publique

 
Le Pr Bijan Nemati, né en Iran, aujourd’hui chercheur à l’université d’Alabama-Huntsville, ancien musulman converti au christianisme qui a également travaillé comme ingénieur de haut rang au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, a souligné combien la Terre est « parfaite » pour l’homme – et combien cela eût été improbable sans l’existence d’un Créateur pour la concevoir.
 
Pour la mormone Anna Manja Larcher, diplômée en psychologie théorétique, le paradigme de l’évolution ne saurait expliquer l’esprit humain. Accusant les évolutionnistes de tordre la réalité, tels de modernes Procuste, pour la faire coïncider avec leur théorie, notamment en prétendant que le comportement moral de l’être humain, ses sentiments les plus élevés et sa relation au divin sont de simples fruits de l’évolution, réduisant l’amour, la compassion, la colère à de simples déterminismes génétiques.
 
Telle est en effet la conséquence d’une pensée matérialiste et évolutionniste : elle efface toute transcendance et toute relation à Dieu au moyen d’une argumentation qui tourne en rond, du style : si l’évolution est vraie, alors les êtres humains agissent selon la façon x ; certains êtres humains agissent selon la façon x, donc l’explication évolutionniste est vraie. « Mais aucune expérience n’a jamais permis de mettre au jour un mécanisme permettant de montrer que des éléments chimiques – tels les gènes – ou les matériaux du corps puissent produire des phénomènes non physiques comme l’amour, la compassion de la joie », a-t-elle souligné.
 
Fabrizio Fratus, sociologue italien – et catholique – a pour sa part présentée nombre de mensonges qui sont encore largement répandus dans les manuels scolaires pour justifier la théorie de l’évolution, telles les images embryonnaires truquées d’Ernst Haeckel, décidément indécrottables.
 

Jeanne Smits