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Coopération régionale des pays arabes contre l’Etat islamique

Coopération régionale des pays arabes contre l’Etat islamique
 
Le 20 janvier dernier, le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, organisait une rencontre à New York avec Nabil El Arabie, le secrétaire général de la Ligue Arabe, afin de discuter de la coopération mise en place pour lutter contre le terrorisme. La rencontre, organisée à la suite des attentats perpétrés en France début janvier, s’était donnée pour mission de discuter de l’urgence dans les capitales européennes, au regard de la menace croissante de l’Etat islamique et autres groupes de terroristes islamistes.
 

Contre l’Etat islamique, la coopération entre pays arabes se renforce

 
A la suite de cette rencontre, Mogherini a affirmé que les deux organisations avaient prévu de « lancer des projets spécifiques dans les prochaines semaines avec certains pays afin d’augmenter le niveau de coopération contre le terrorisme » : cette coopération devrait impliquer l’Algérie, l’Egypte, les pays du Golfe, la Turquie et le Yémen.
 
L’élément clé semble être aujourd’hui la coopération entre les services de renseignement dans la région du Moyen-Orient. Un échange de bon procédés en somme, avec d’un côté l’appui militaire nécessaire de la coalition internationale menée par les Etats-Unis contre l’Etat islamique, et de l’autre un travail de collecte d’informations mené par les Etats arabes, seuls capables d’infiltrer et de déchiffrer la menace de l’Etat islamique.
 
Les différences stratégiques et le manque de coopération entre les différentes agences de renseignements des pays arabes pourrait, à défaut de coopération, réduire l’efficacité de la collecte d’informations et limiter la capacité des forces de sécurité à anticiper les mouvements de l’Etat islamique.
 

Comme Boko Haram en Afrique, l’Etat Islamique sert à l’intégration régionale

 
La coopération entre pays arabes a été lancée dans la foulée du 11 septembre 2001 : les pays arabes ont travaillé alors en étroite relation avec les services de renseignement occidentaux, et particulièrement la CIA, pour d’identifier les ressortissants partis se battre en Afghanistan.
 
Le « printemps arabe », qui avait provoqué la chute de nombreux gouvernements pro-américains, avait détérioré ces relations de travail.
 
La croissance de l’Etat islamique, vraie menace régionale, a permis le rapprochement des pays arabes d’une part mais également des pays occidentaux, menacés par le nombre de leurs ressortissants partis rejoindre les rangs de l’organisation islamiste et par la présence sur leur territoire de sympathisants de leur combat.
 
Comme Boko Haram en Afrique, le Califat Islamique sert donc de catalyseur à l’intégration régionale au Moyen-Orient.