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David Cameron renonce à l’« éducation sexuelle » obligatoire dans toutes les écoles du Royaume-Uni

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Nicky Morgan, Elle est Member of Parliament de Loughborough depuis 2010 et Secrétaire d’État à l’Éducation ainsi que ministre des Femmes et des Égalités depuis 2014.


 
Fureur des membres féminins du cabinet de David Cameron (à ce que dit la presse britannique) : le Premier ministre a décidé de renoncer à imposer l’« éducation sexuelle » à l’ensemble des écoles du Royaume-Uni. C’est ce qu’a annoncé jeudi le secrétaire britannique à l’Education, Nicky Morgan, dont il semblait acquis qu’elle était elle-même favorable à cette innovation. Les raisons de ce choix semblent davantage relever du poids des contraintes budgétaires que de préférences dictées par la morale ou la volonté de respecter le droit des parents dans ce domaine.
 

David Cameron ne veut pas s’encombrer de l’éducation sexuelle obligatoire

 
Traduisant la volonté de David Cameron, Mme Morgan a souligné que le gouvernement britannique entend « suivre » ce sujet même si aucune loi n’est votée dans l’immédiat. Un atermoiement qui a déplu à de nombreux groupes de pression favorables à ce que les écoles dispensent systématiquement des cours sur la sexualité dès la maternelle. Quatre comités de la Chambre des communes (éducation, santé, affaires domestiques et commerce), le National Aids Trust – organisme de lutte contre le sida – et des associations et des syndicats de professeurs, des collèges médicaux et des hauts responsables de la police s’étaient trouvés d’accord pour approuver et promouvoir le texte.
 
Une journaliste de Channel 4 révèle dans une tribune publiée par le Daily Telegraph que plusieurs ministres femmes du cabinet de Cameron ont tenté de le faire changer d’avis sur ce nouveau curriculum obligatoire qui devait enseigner aux enfants et aux jeunes la bonne conduite en matière de relations sociales et sexuelles, dans le cadre de la matière PHSE (éducation personnelle, sociale, à la santé et à l’économie).
 

L’éducation sexuelle ne sera pas imposée à toutes les écoles du Royaume-Uni

 
Bref, une prise en mains tous azimuts des jeunes dont l’école devrait assurer la formation sur tous les plans, y compris les plus intimes, selon ces « fascistes » nouvelle manière, partisans de l’immixtion totale de l’Etat dans la formation des générations futures.
 
Comme toujours, les objectifs affichés sont louables : prévenir la toxicomanie, alerter les jeunes sur les dangers d’internet, et pourquoi pas empêcher des scandales comme celui de Rotherham qui auraient pu être « évitées », selon Mary Bousted, secrétaire générale de l’association des professeurs et conférenciers (ATL) dans la mesure où l’éducation sexuelle permet d’assurer la sécurité des femmes et des jeunes filles… C’est le seul moyen, assure-t-elle, de contrer les effets de la pornographie violente en ligne.
 
Comment ? Mystère. Car il est établi par ailleurs que l’éducation sexuelle dispensée dès la maternelle expose bien trop tôt les enfants à des réalités très crues : les programmes britanniques présentent de manière « provocatrice » l’activité sexuelle, décrite en images et en paroles à mesure qu’ils avancent vers l’enseignement secondaire. C’est aussi dès le primaire qu’on leur enseigne que la masturbation est « normale » et qu’on leur montre des films d’accouchements, souligne SPUC, la plus ancienne association britannique pour la protection des enfants à naître qui se mobilise depuis longtemps contre l’éducation sexuelle obligatoire.
 

Le caractère incitatif de l’éducation sexuelle

 
Dès le secondaire, les jeunes apprennent surtout comment avoir accès à la contraception et comment s’en servir, et trouvent à l’école des conseils « confidentiels » pour obtenir un avortement ou des contraceptifs.
 
L’effet incitatif de ces cours de déséducation a été établi par des études qui dénoncent la « sexualisation » précoce des enfants par ces cours qui sapent également l’autorité des parents – tout en usurpant leur droit et leur devoir de donner à leurs enfants la formation et les informations dont ils ont besoin à un âge donné.
 
Pour l’heure – et grâce aux contraintes budgétaires qui peuvent décidément avoir du bon ! – la menace d’une obligation universelle de soumettre tous les enfants à un programme de perversion institutionnelle a été écartée. Et les parents pourront continuer de retirer leurs enfants des cours d’éducation sexuelles si ceux-ci sont organisés dans leur école.
 

Anne Dolhein