A Davos, Javier Milei, venu d’Argentine, a dénoncé le socialisme et l’avortement

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Présenté élogieusement par Klaus Schwab soi-même lors de son allocution au Forum économique de Davos (mais il ne semble pas qu’il soit resté écouter la prestation), le nouveau président d’Argentine, Javier Milei, a livré un discours enflammé et quelque peu déjanté en faveur du capitalisme libertaire et de la totale liberté du marché comme seul capable d’assurer « la prospérité ». Il a mis en garde l’Occident contre le socialisme et le collectivisme, et l’intervention de l’Etat, mais aussi contre les nouvelles formes de la lutte des classes : les femmes contre les hommes, ou encore « cet autre conflit présenté par les socialistes comme celui de l’homme contre la nature, et qui prétend que nous autres êtres humains endommageons la planète qui doit être protégé à n’importe quel prix ». Il a enchaîné – le lui pardonnera-t-on ? – « à n’importe quel prix, allant jusqu’à recommander des mécanismes de contrôle de la population ou le sanglant programme de l’avortement. » Les participants présents l’ont applaudi pour la plupart, le sourire aux lèvres. Eu égard aux idées propagées par Davos, cela faisait un peu désordre.