Le discours de Donald Trump à Davos : Trump contre Davos

discours Trump contre Davos
 

« Un discours décousu. » La grande presse aura presque osé dire – après avoir tu la sénilité de Joe Biden – que Donald Trump a tenu à Davos des propos de vieillard qui n’arrivait pas à tenir la ligne de son raisonnement. Mais mercredi, devant un parterre d’un millier de leaders mondiaux, il a tout de même parlé de manière cohérente du monde tel qu’il le voit, sans notes et avec ce côté direct qui le caractérise. Il s’agit de Trump, ce qui veut dire que tous les chiffres invoqués et tous les faits assénés ne sont pas forcément entièrement exacts. Il a ainsi assuré que la Chine ne produit pour ainsi dire pas d’électricité au moyen d’éoliennes alors qu’elle en vend par centaines de milliers dans le monde ; il paraît qu’au contraire moins de 10 % de sa production proviennent de ces turbines installées, si on peut dire, à domicile. Mais il serait injuste de s’arrêter à de tels propos. Parlant devant le Forum économique mondial et tout ce qu’il symbolise, Trump a taillé en pièces les choix délétères que l’idéologie mondialiste de Davos impose ou tente d’imposer partout. A commencer par le « Green New Scam » (la nouvelle arnaque verte) opérée par les écologistes adeptes de l’imposture des gaz à effets de serre.

Autrement dit, Trump a balancé à la figure des puissants de ce monde les nombreux mensonges dont ils se servent pour arriver à leurs fins.

Il va suffire de le citer assez largement. Le site du World Economic Forum propose la transcription intégrale du discours de Trump par l’IA, légèrement amendée (précise la présentation) pour des raisons d’intelligibilité et de correction grammaticale, mais donnant bien le sens des paroles du président des Etats-Unis.

 

Donald Trump défend son bilan à Davos

Celui-ci a d’abord et avant tout défendu son bilan, qu’il juge extraordinaire, au bout d’un an au pouvoir. Immigration, sécurité, répercussions positives des droits de douane sans l’inflation dont on affirmait qu’elle allait en découler, mais aussi croissance inattendue pour la plupart, sont au rendez-vous, a déclaré Trump en citant de nombreux exemples.

« Notre frontière, autrefois ouverte et dangereuse, est désormais fermée et pratiquement infranchissable, et les Etats-Unis connaissent actuellement le redressement économique le plus rapide et le plus spectaculaire de leur histoire », a-t-il affirmé.

Les frontières : telles sont en effet les remparts de sa politique, qu’il s’agisse de leur rôle de défense face à l’immigration clandestine ou de leurs effet barrière grâce aux droits de douane face aux importations massives, ce sont elles qui expliquent la politique de Trump. Il a longuement évoqué, d’ailleurs, les milliards d’investissements qui convergent, assure-t-il, vers les Etats-Unis depuis des pays qui jugent cela plus efficace de construire des usines sur place que de payer des droits pour exporter vers les USA. Il a également détaillé la manière dont son administration facilite l’installation de nouvelles usines dans des délais extraordinairement rapides, tout en permettant des amortissements immédiats, alors qu’auparavant, il fallait attendre jusqu’à 41 ans pour amortir fiscalement des telle constructions.

 

Le discours de Donald Trump s’attaque à tous les symboles du mondialisme

C’est tout un système qu’il récuse : le système socialiste, si largement mis en place dans de nombreux pays du monde et en particulier dans la vieille Europe, dont il a insisté pour dire qu’elle était en train de devenir « méconnaissable ».

« Au cours des dernières décennies, a déclaré Trump, il est devenu courant à Washington et dans les capitales européennes de penser que la seule façon de développer une économie occidentale moderne était d’augmenter sans cesse les dépenses publiques, de laisser libre cours à l’immigration massive et d’importer sans fin des produits étrangers.

« Le consensus était que les emplois dits “sales” et l’industrie lourde devaient être délocalisés, que l’énergie abordable devait être remplacée par la “Green New Scam” (nouvelle arnaque verte) et que les pays pouvaient être soutenus en important des populations nouvelles et totalement différentes venues de contrées lointaines.

« C’est la voie que l’administration “Sleepy Joe” Biden et de nombreux autres gouvernements occidentaux ont très imprudemment suivie, tournant le dos à tout ce qui rend les nations riches, puissantes et fortes – alors que tant de pays recèlent un énorme potentiel. Il en a résulté des déficits budgétaires et commerciaux records et un déficit souverain croissant, alimenté par la plus grande vague de migration massive de l’histoire de l’humanité. Nous n’avons jamais rien vu de tel. Très franchement, de nombreuses parties de notre monde sont en train d’être détruites sous nos yeux, et les dirigeants ne comprennent même pas ce qui se passe – et ceux qui comprennent ne font rien pour y remédier. »

 

Donald Trump utilise son discours à Davos pour dénoncer « l’arnaque verte »

Pour ce qui est des transitions énergétiques imposées aux pays développés, les Etats-Unis les ont récusées, a proclamé Trump au cœur d’une institution qui ne jure que par cela :

« Aux Etats-Unis, j’ai mis fin aux politiques énergétiques destructrices qui font grimper les prix tout en envoyant des emplois et des usines aux pires pollueurs du monde.

« Grâce à ma victoire électorale écrasante, les Etats-Unis ont évité l’effondrement énergétique catastrophique qui a frappé tous les pays européens qui ont suivi la Green New Scam, peut-être la plus grande supercherie de l’histoire. La Green New Scam : des éoliennes partout, elles détruisent vos terres. Elles détruisent vos terres ! Chaque fois qu’elles tournent, vous perdez 1.000 dollars. Vous êtes censé gagner de l’argent avec l’énergie, pas en perdre. »

Ce ne sont pas des paroles en l’air. Au Royaume-Uni, on a fait le calcul de ce que coûte la mise à l’arrêt des champs d’éoliennes pour cause d’insuffisance du réseau : près d’un milliard et demi de livres en 2025… Ce fut l’occasion pour Donald Trump d’ajouter combien nos pays surpayent l’électricité à cause de cette politique dite « verte ».

« Ici, en Europe, nous avons vu le sort que la gauche radicale a tenté d’imposer à l’Amérique. Elle a tout fait pour y parvenir. L’Allemagne produit aujourd’hui 22 % d’électricité en moins qu’en 2017, et ce n’est pas la faute de l’actuel chancelier. Il est en train de résoudre le problème. Il va faire un excellent travail. Mais ce qu’ils ont fait avant son arrivée… Je suppose que c’est pour cela qu’il est arrivé. Et les prix de l’électricité ont augmenté de 64 %.

« Le Royaume-Uni ne produit plus qu’un tiers de l’énergie totale de toutes les sources qu’il produisait en 1999. Pensez-y, un tiers. Et pourtant, ils sont assis sur la mer du Nord, l’une des plus grandes réserves au monde. Mais ils ne l’utilisent pas, et c’est l’une des raisons pour lesquelles leur énergie a atteint des niveaux catastrophiquement bas avec des prix tout aussi élevés : des prix élevés, des niveaux très bas. Pensez-y, un tiers, et vous êtes assis sur la mer du Nord. Et ils aiment à dire : “Eh bien, vous savez, elle est épuisée.” Elle n’est pas épuisée ! Elle a encore 500 ans devant elle. Ils n’ont même pas trouvé tout ce pétrole. La mer du Nord est incroyable. Ils ne laissent personne forer. Pour des raisons environnementales, ils ne les laissent pas forer. Ils empêchent les compagnies pétrolières d’y aller. Ils prennent 92 % des revenus. Alors, les compagnies pétrolières disent : “Nous ne pouvons pas le faire.” Ils sont venus me voir pour me demander : “Y a-t-il quelque chose que vous puissiez faire ?”

« Je veux que l’Europe réussisse. Je veux que le Royaume-Uni réussisse. Ils sont assis sur l’une des plus grandes sources d’énergie au monde, et ils ne l’utilisent pas. En fait, leurs prix de l’électricité ont grimpé de 139 %. Il y a des éoliennes partout en Europe. Il y a des éoliennes partout, et ce sont des échecs…

« Les conséquences de ces politiques destructrices ont été sévères, notamment une baisse de la croissance économique, une baisse du niveau de vie, une baisse du taux de natalité, une migration plus perturbatrice sur le plan social, une plus grande vulnérabilité face à des adversaires étrangers hostiles et des armées beaucoup plus réduites. Les Etats-Unis se soucient beaucoup des peuples d’Europe. Vraiment.

« (…) L’Europe et ces pays doivent faire leur travail. Ils doivent sortir de la culture qu’ils ont créée au cours des dix dernières années. Ce qu’ils s’infligent est horrible. Ils sont en train de se détruire. Ce sont des endroits magnifiques, vraiment magnifiques. »

 

A Davos, Donald Trump parle depuis une position de force

Sur le plan militaire, Donald Trump a beaucoup invoqué l’OTAN et la question du Groenland, un sujet traité par ailleurs sur Reinformation.tv.

Revenons simplement sur l’affaire du Venezuela que Trump a aussi évoquée :

« Il y a deux semaines, ils ont vu des armes dont personne n’avait jamais entendu parler. Ils n’ont pas été capables de tirer un seul coup de feu sur nous. Ils ont dit : “Que s’est-il passé ?” Tout était sens dessus dessous. Ils ont dit : “Nous les avons en ligne de mire. Appuyez sur la gâchette.” Et rien ne s’est passé. Aucun missile antiaérien n’a été lancé. Il y en a eu un qui est monté à environ 10 mètres et s’est écrasé juste à côté de ceux qui l’avaient lancé. Ils ont dit : “Mais qu’est-ce qui se passe ?” Ces systèmes de défense ont été fabriqués par la Russie et la Chine. Je suppose qu’elles vont retourner à leurs planches à dessin… »

Tout au long de son discours, comme ces extraits le montrent bien, Trump est resté fidèle à sa méthode : faire démonstration de force et d’intransigeance, quitte à négocier ensuite à partir d’une telle position. Mais le plus important est sans conteste sa dénonciation de tout ce qui fait la fabrique du nouvel ordre mondial. N’est-ce pas là une manière de créer ou de renforcer l’unité de ceux qui se dressent contre lui ? Sans doute, mais Trump maîtrise aussi l’art de bien jouer ses atouts. Après tout, c’est la signification de son nom.

 

Jeanne Smits