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Royaume-Uni : colère contre une directrice d’école primaire qui voulait faire participer tous les élèves à une Gay Pride LGBT

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Les enfants accueillis à l’école primaire de Heavers Farm dans la banlieue londonienne de Croydon (South-East London) ont tous moins de 11 ans ; certains sont même encore à l’âge de la maternelle. Le tabloïde conservateur britannique Daily Mail cite d’emblée l’exemple d’un petit garçon de quatre ans – oui, quatre ans – passionné d’ours, de dessins animés et de football, pour dénoncer l’activisme LGBT de la directrice de Heavers Farm, Susan Papas, qui prétendait célébrer le mois de la fierté LGBT dans le cadre scolaire et qui voulait même faire participer tous les élèves à une Gay Pride le 29 juin. Les parents du petit Tristan Anderson en ont été consternés, et ils s’en sont ouverts au quotidien. Mais ils n’étaient pas les seuls. Le Royaume-Uni à beau être en pointe pour la défense de la « diversité », les parents de jeunes enfants ne sont pas d’accord face à cette tentative d’endoctrinement.
 
Le jour de la marche, vingt enfants ne sont pas venus en cours, leurs parents ayant prévenu la direction de leur désaccord. 90 enfants supplémentaires étaient également absents, cette fois sans la moindre explication, mais pour une raison évidemment identique.
 

La directrice d’une école primaire a voulu envoyer des enfants de 4 ans à une Gay Pride

 
Tout a commencé avec la volonté de la directrice de mettre en place nombre d’activités et de cours en relation avec la « Pride Month », tout le mois de juin étant placé dans l’école sous le signe non seulement de la lutte contre l’homophobie – la chose est encore d’actualité, mais de fait, dépassée – mais aussi de mise en valeur des sexualités et des familles « différentes ».
 
Les parents de Heavers Farm se sont tôt rendus compte de ce que leurs enfants recevaient des cours spécifiques dans le cadre de l’enseignement spirituel, moral, social et culturel obligatoire, une exigence mise en place par le ministère britannique de l’éducation qui impose d’apprendre aux élèves à « célébrer à la diversité ».
 
Au fur et à mesure qu’on avançait dans le mois de juin, les parents se sont ainsi rendus compte que le foyer de l’école était décoré de drapeaux arc-en-ciel. En parlant avec leurs enfants, ils ont compris qu’on enseignait à ces derniers que des pingouins de même sexe élèvent parfois des petits. Dans d’autres classes de cette école qui compte quelque 750 élèves, on invitait les petits à s’expliquer sur l’utilisation des mots « lesbienne » et « gay » comme insultes en cour de récréation. Chez les plus grands, il y avait carrément un cours sur l’histoire des « Prides ». On parlait de vidéos ou l’on voyait des garçons s’embrasser.
 

Gay Pride et droits LGBT font donc partie des « valeurs britanniques »…

 
Selon Mme Papas, cette dernière accusation était exagérée : c’étaient des hommes, et ils se contentaient de s’embrasser sur la joue. D’ailleurs, ainsi qu’elle l’a raconté à la presse, des parents qui se sont renseignés pour savoir s’il pouvaient garder leurs enfants à la maison à l’occasion de ces cours ont reçu une ferme réponse : c’est un droit qu’ils n’ont point.
 
Elle raconte aussi que certains parents se sont plaints, l’accusant de pousser les élèves à devenir « gays » et de porter atteinte à leur innocence. S’il semble que Mme Papas a le plus souvent refusé le contact avec les parents, puisqu’elle a même omis d’assister à la réunion organisée pour les « rassurer », elle a largement répondu aux médias affirmant que les parents indignés avaient certainement été victimes de « désinformation » et que, sans avoir été étonnée du fait qu’il y ait des questions – « je ne suis pas naïve » – elle avait été surprise par « l’importance » de leurs sentiments.
 
La directrice déléguée, Jo Read, renchérit : pourquoi donc les parents se sont-ils mis en colère parce qu’ils n’avaient pas été mis au courant du contenu des leçons ? « Pourquoi l’aurions-nous fait ? On ne prévient pas quand on aborde un nouveau chapitre de mathématiques… »
 
L’école s’est bien fendue d’une lettre prétendant expliquer le choix des cours en invoquant leur caractère obligatoire lié à l’enseignement des « valeurs britanniques » ; une lettre pour le moins opaque dont la direction reconnaît aujourd’hui qu’elle n’était pas à la hauteur.
 

La colère de parents au Royaume-Uni contre l’endoctrinement LGBT à l’école primaire

 
Mais quel qu’en ait été le ton, de nombreux parents étaient de toute manière en désaccord total. Dans cette école qui accueille beaucoup enfants d’immigrés, et notamment nombre d’enfants de familles noires chrétiennes, les parents se sont mobilisés sans fausse honte, interpellant vivement les responsables d’un vol d’innocence de leurs jeunes enfants. Mme Papas, qui avait donc refusé d’assister à cette réunion, explique aujourd’hui avec un certain effroi que nombre de parents y avaient soutenu que l’homosexualité est tabou, et qu’elle est même un péché.
 
Pour Ruth, maman du petit Tristan Anderson évoqué au début de cet article – elle est d’origine nigériane – le ton n’est pas monté lors de cette réunion comme le prétend la direction, mais les parents n’ont pas eu la possibilité de parler à la directrice comme ils le souhaitaient, ils ont même été renvoyés de l’enceinte de l’école sans recevoir la moindre réponse.
 
C’est le 26 juin qu’une invitation mise en ligne sur le site Internet de l’école a fait comprendre aux parents que leurs enfants devaient participer à la marche du 29, sur le thème de la célébration de ce qui rend les enfants fiers d’eux-mêmes et de leur famille, en présence du parlementaire travailliste local, Steve Reed. Les parents étaient invités à habiller leurs enfants aux couleurs de l’arc-en-ciel.
 
D’où un nouveau tollé. Il a pris de telles proportions que Susan Papas a décidé d’annuler la participation de l’école à la Gay Pride, mais trop tard pour que les parents de la bonne centaine d’élèves qui ne sont pas venus ce jour-là aient eu le temps de l’apprendre. Ce qui est remarquable, c’est qu’ils aient décidé d’agir ainsi alors que l’école les menaçait de signaler l’absence non autorisée de leur enfant, fait passible d’amende au Royaume-Uni.
 

Jeanne Smits