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Pressions en faveur de l’éducation sexuelle obligatoire dans les écoles du Royaume-Uni

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La prĂ©sidente de la commission pour les femmes et pour l’égalitĂ© de la Chambre des communes du Royaume-Uni, Maria Miller, a dĂ©clarĂ© que l’Ă©ducation sexuelle et la formation aux relations dans ce domaine doit devenir obligatoire dans les Ă©coles du pays afin de modifier la culture qui produit le harcèlement en ligne. C’est ainsi qu’elle justifie une atteinte directe aux droits des parents qui sont les premiers Ă©ducateurs de leurs enfants en ce domaine, droit qui ne peut ĂŞtre usurpĂ© par des personnes ou des institutions qui leur sont Ă©trangères.
 
Elle dĂ©nonce une tendance croissante Ă  l’expression de la haine sur Internet, au mĂ©pris des lois contre la discrimination, mais aussi au harcèlement en ligne et Ă  la « vengeance pornographique Â» ou revenge porn qui consiste en la publication d’images intimes pour agresser ou mettre dans l’embarras un ex-partenaire. Tendance qui se dĂ©veloppe, justement, dans les Ă©coles, et donc parmi les plus jeunes, ce qui en dit long sur l’effondrement moral en cours.
 

Education sexuelle obligatoire dans les Ă©coles : la marque de la tyrannie

 
Maria Miller, ancien secrĂ©taire Ă  la Culture, a longtemps Ă©tĂ© partisane du droit des Ă©coles de dĂ©cider de l’opportunitĂ© de donner non des cours d’Ă©ducation sexuelle. Elle affirme aujourd’hui que les rĂ©alitĂ©s de l’Internet qui l’ont fait modifier son point de vue. C’est l’ensemble des programmes scolaires qui doit ĂŞtre adaptĂ©, selon elle, dans le cadre d’un « plan stratĂ©gique beaucoup plus large et plus efficace Â» auxquels devraient s’ajouter l’engagement des responsables des rĂ©seaux sociaux de chercher Ă  identifier les contrevenants.
 
Il s’agirait notamment de mettre Ă  jour les programmes existants qui ne font aucune mention d’Internet.
 
Ce sont donc les « vrais dangers et problèmes Â» rencontrĂ©s par les enfants dans le monde d’Internet qui justifient Ă  ses yeux l’éducation sexuelle obligatoire : et qui pourrait contester la noblesse de sa cause ?
 
« Nous avons besoin d’un changement de la culture : ce changement devrait concerner le consentement, le respect et la dignitĂ© qui doivent ĂŞtre au cĹ“ur d’une Ă©ducation sexuelle et Ă  la relation, Ă  dispenser obligatoirement dans l’ensemble de nos Ă©coles Â», a-t-elle dĂ©clarĂ©.
 

Promouvoir l’immoralité sous prétexte de protéger les enfants

 
Mais cette « Ă©ducation sexuelle Â» contribue justement Ă  crĂ©er le problème : il ne s’agit nullement d’une Ă©ducation Ă  la puretĂ© ou Ă  la chastetĂ©, notions ringardes s’il en est Ă  l’heure oĂą elle vise essentiellement Ă  enseigner aux jeunes comment satisfaire leurs dĂ©sirs sexuels sans courir le risque de tomber enceintes, pour les filles, ou d’attraper une infection sexuellement transmissible, pour tout le monde. Elle enseigne la mentalitĂ© contraceptive et la culture du « consentement Â» qui justifie toute activitĂ© sexuelle consentie entre gens du mĂŞme âge. Elle « hyper-sexualise Â» les enfants dès la maternelle et sert de vecteur de choix pour l’idĂ©ologie du genre et les droits LGBT. Elle incite Ă  l’activitĂ© sexuelle sans jamais mettre en avant la morale sexuelle, l’importance de l’engagement Ă  vie, le sens du mariage. Elle est une entreprise de dĂ©moralisation et mĂŞme d’incitation Ă  la dĂ©bauche.
 

Le Royaume-Uni va-t-il vers l’éducation sexuelle obligatoire ?

 
Au demeurant, si cette « Ă©ducation sexuelle Â» Ă©tait parfaite en tous points, elle ne serait toujours pas de la responsabilitĂ© des Ă©coles, et encore moins imposable Ă  des enfants dont les parents ne les souhaiteraient pas les y voir exposĂ©s. Ce sont eux, les parents, qui connaissent leurs enfants, leur dĂ©veloppement affectif, physique, psychologique, ce sont eux qui sont Ă  mĂŞme de juger des moments opportuns et qui ont la charge de leur enseigner « la vie Â», dans toutes ses dimensions, la dimension spirituelle y comprise.
 
Que des lois fixent clairement les responsabilités des réseaux sociaux et autres sites qui profitent amplement de la démoralisation générale et s’en font complices, c’est une autre histoire. Il s’agirait là d’ordre public et de protection des mineurs.
 
Pour en finir avec la contre-culture pornographique, c’est justement toute la culture qu’il faudrait reprendre et remettre Ă  l’endroit, elle qui a Ă©tĂ© la cible d’une mainmise dĂ©libĂ©rĂ©e de ce qu’on appelle les « forces de progrès Â» selon les efficaces indications d’un Antonio Gramsci.
 

Anne Dolhein