L’Eglise allemande élit un patron qui mène au schisme

 

La DBK, la conférence épiscopale allemande, vient d’élire à sa tête l’évêque d’Hildesheim, Heiner Wilmer, faucon du progressisme anti-romain. C’est important, car l’Eglise allemande dont les églises sont vides a les caisses pleines d’un impôt ecclésiastique dû au concordat : la non séparation de l’Eglise et de l’Etat est le moyen d’un progressisme arc-en-ciel débridé. Dans son diocèse, Mgr Wilmer s’illustre depuis 2018 par des nominations féminines controversées et un accueil favorable aux bénédictions pour les couples de même sexe. Il demande des « changements significatifs » dans l’enseignement catholique sur la sexualité et les « personnes LGBTQ+ ». Pour lui l’Eglise doit « s’adapter » au Zeitgeist, l’esprit du temps, sans souci du dépôt de la foi. Partisan inconditionnel du Chemin synodal, il en a approuvé tous les textes radicaux, malgré les mises en garde romaines contre un risque de schisme. Il a annoncé la couleur à peine assis sur son siège épiscopal : « L’abus de pouvoir est dans l’ADN de l’Eglise. » Un autre religieux allemand avait dit la même chose avec d’autres mots : « Los von Rom ! » (Débarrassons-nous de Rome !). Il s’agissait de Martin Luther. En prime, contrairement au droit canon et à l’instruction Ecclesiae de Mysterio (1997), qui rappellent que l’homélie à la messe est réservée aux prêtres et aux diacres, la DBK a voté un règlement qui doit permettre aux laïcs, hommes et femmes « spirituellement qualifiés » et officiellement mandatés par l’évêque, de prêcher l’homélie. Monseigneur le présentera pour approbation à Léon XIV lors de sa prochaine visite à Rome. Une nouvelle provocation et un pas de plus vers le schisme.