C’est le constat de Madeleine de Jessey, professeur agrégé de lettres qui vient de publier L’Ecole des illettrés chez Albin Michel. Elle constate que les élèves maîtrisent de moins en moins bien le français et attribue cette faillite (qui affaiblit les élèves dans toutes les matières, y compris en maths dont ils ne comprennent plus les énoncés) à l’abandon de l’apprentissage de la grammaire, en particulier l’analyse logique. Encore est-elle à la fois indulgente et très jeune : les « phrases » horribles que prononcent ses élèves en prépa n’auraient pas été concevables en CE1, du temps des boomers. Ah, un détail : Madeleine de Jessey, avant d’entrer dans le public, fut élève d’une institution catholique hors contrat !










