
Pablo Iglesias Turrión, secrétaire général de Podemos
Le mouvement d’extrĂŞme gauche Podemos vient de prĂ©senter au Congrès des Ă©lus d’Espagne une proposition de loi de protection des droits LGBT qui vise Ă la mise en place d’une censure Ă©tatique sans prĂ©cĂ©dent. Le mouvement « populiste », qui se prĂ©occupe fort peu du peuple, veut donner Ă l’administration espagnole de nouveaux pouvoirs en matière de poursuites des « discriminations ». Il lui reviendrait de prononcer des peines d’amende ou encore de fermer des mĂ©dias sans que le juge ait le moindre droit de regard sur ces sanctions et ces privations de libertĂ©.
Rappelons que le parti Podemos, notamment Ă travers ses leaders, a des liens forts avec le chavisme vĂ©nĂ©zuĂ©lien et qu’il reprĂ©sente en quelque sorte la rĂ©surgence communiste chez nos voisins espagnols.
Podemos veut une nouvelle loi de censure LGBT
Sa proposition de loi de censure porte directement atteinte Ă l’article 20 de la constitution espagnole qui consacre la libertĂ© d’expression. Podemos veut mettre entre les mains de fonctionnaires un pouvoir de surveillance et mĂŞme de persĂ©cution des mĂ©dias par le biais de la traque de vĂ©ritables dĂ©lits d’opinion.
Le site Infocatolica commente : « Un simple “mème”, une blague sur Twitter, une tribune d’opinion, pourra passer sous la loupe de la censure d’un organisme au nom orwellien d'”Agence Ă©tatique contre la discrimination Ă raison de l’orientation sexuelle, de l’identitĂ© de genre, de l’expression d’un genre et des caractĂ©ristiques sexuelles”. »
A regarder la loi de plus près, on constate que son article 94, rĂ©digĂ© par Podemos en collaboration avec des groupes LGBT, Ă©numère un certain nombre de « fautes administratives » qui relèvent simplement du sentiment de la victime qui s’estime « offensĂ©e », sentiment Ă©levĂ© Ă la dignitĂ© de preuve.
La pĂ©nalisation de la discrimination Ă raison de l’orientation sexuelle existe dĂ©jĂ dans le droit espagnol, le code pĂ©nal offrant aux personnes LGBT toute possibilitĂ© de saisir les tribunaux si elles s’estiment lĂ©sĂ©es. Et c’est dĂ©jĂ une porte ouverte Ă la persĂ©cution puisque la simple affirmation de la morale traditionnelle est Ă©videmment contraire Ă leurs revendications et Ă leur idĂ©ologie. Mais du moins, un juge peut-il Ă©valuer les faits et se prononcer en consĂ©quence.
Tout pouvoir Ă l’administration en Espagne pour sanctionner la « discrimination » LGBT
Pourquoi en fallait-il davantage ? La loi de censure de Podemos veut alourdir la chape de plomb, le parti pouvant s’appuyer sur l’exemple de lois analogues entrĂ©e en vigueur au niveau des communautĂ©s autonomes, notamment Ă Madrid dirigĂ©e pourtant par une Ă©lue du soi-disant parti de droite, le Partido Popular.
Cet instrument de censure idĂ©ologique couvre Ă©videmment, il fallait s’y attendre, les expressions « offensantes ou vexatoires » Ă l’Ă©gard des personnes LGBT ou de leur famille diffusĂ©es par le biais d’Internet, toutes catĂ©gories de contenus confondues. Tout est certes question d’interprĂ©tation mais l’expĂ©rience prouve qu’il est de plus en plus difficile de parler des aspects moraux de la question, tout comme il est devenu très difficile de parler des consĂ©quences physiques nĂ©fastes de certaines pratiques sexuelles.
Si le texte de Podemos est adoptĂ©, on pourra s’attendre Ă de lourdes sanctions : jusqu’Ă 45.000 euros d’amende, et la fermeture administrative de sites Internet et d’autres moyens de communication.
Sans compter le regard sur les écoles, et sur ce qui y est enseigné.
Podemos s’affirme ainsi comme fer de lance de l’idĂ©ologie du genre. OĂą l’on voit que celle-ci n’est pas l’apanage de l’« ultra-libĂ©ralisme », mais aussi un Ă©lĂ©ment de combat de la gauche extrĂŞme volontiers soutenue, dans divers pays du monde, par… la Russie.





















































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