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Les Etats-Unis s’orientent vers l’adoption d’une « loi d’égalité » au bénéfice des LGBT

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La proposition de loi a été dévoilée mercredi par des figures du parti démocrate : pour « projeter la lumière sur l’injustice », assure l’un de ses promoteurs, le sénateur Chuck Schumer, il faut une loi fédérale qui mette fin à la discrimination à l’égard des LGBT aussi bien dans le logement, l’emploi et l’éducation. Aboutissement logique des lois antiracistes qui fleurissent à travers le monde, la « loi d’égalité » que les Démocrates veulent imposer aux Etats-Unis vise à annihiler toute différence de traitement correspondant aux différences réelles. Avec, au bout du compte, la différence sexuelle et la distinction entre homme et femme créés tels par Dieu, à son image.
 
C’est évidemment la décision Obergefell v. Hodges par laquelle la Cour suprême des Etats-Unis a imposé le « mariage » homosexuel dans l’ensemble de l’Union qui a donné des ailes aux militants de l’indifférenciation absolue.
 
Pour l’heure les Républicains pourraient s’opposer à certaines mesures présentées par les sénateurs et représentants démocrates : cbsnews.com observe que la proposition d’empêcher la plupart des commerçants américains de refuser n’importe quel service au motif de l’homosexualité d’un client ou de refuser l’accès à des lieux publics pourrait être vivement combattue.
 

La loi d’égalité, une loi de privilège pour les LGBT

 
De fait, les Républicains ont présenté des lois de défense de la liberté religieuse afin de sauvegarder le droit des commerçants et des entreprises de ne pas participer à des transactions qui violeraient leurs croyances. Aujourd’hui, les amendes et poursuites visant les fleuristes, restaurants et autres fournisseurs qui refusent de participer à l’organisation de « mariages » gays montrent le sérieux de la menace sur les droits des chrétiens surtout.
 
La nouvelle loi proposée par les Démocrates veut garantir que cette liberté religieuse ne puisse être invoquée : une loi signée par Bill Clinton en 1993 pour « restaurer la liberté religieuse » y est expressément visée afin qu’elle ne puisse servir à justifier la « discrimination » à l’égard des clients LGBT. Car, affirment les Démocrates, elle avait pour objectif de protéger les droits des Indiens d’Amérique et d’autres petites minorités religieuses de pratiquer leur foi sans l’ingérence de l’Etat fédéral. Que les chrétiens puissent en demander autant ne correspond pas à l’idée démocrate de la « liberté » et de l’« égalité ».
 
La loi d’égalité promue par les Démocrates veut au contraire protéger les LGBT de toute discrimination de la part des fidèles des religions traditionnelles : ce sont elles, les ennemies. « Orientation sexuelle » et « identité de genre » sont au nombre des catégories désignées : les militants du « mariage » gay n’ont-ils pas avoué que la défense des « trans » était la prochaine étape ?
 

Après le « mariage » gay, les Etats-Unis invités à franchir la prochaine étape par l’adoption d’une loi d’égalité absolue

 
La seule exception envisagée profiterait aux institutions religieuses (comme les hôpitaux et les écoles confessionnelles) qui pourraient ne pas devoir respecter l’égalité absolue dans l’emploi en matière d’embauche, de licenciement et de promotion dans le cas où l’employé ou le futur employé se verrait confier un travail impliquant la pratique de sa foi, ce qui est déjà très restrictif.
 
Ryan T. Anderson de la Heritage Foundation souligne que le texte actuel de la loi a été fortement influencé par le Human Rights Campaign, riche organisation de promotion des « droits » LGBT. Il met en évidence la tromperie de la loi : ce n’est pas l’« égalité » qu’elle vise, mais des privilèges fondés sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre et dépasse largement la protection de l’égalité de traitement dans l’accès aux biens et services. La loi imposerait notamment d’autoriser l’accès des transgenres ou de ceux revendiquant une identité de genre à l’opposé de leur sexe biologique aux toilettes ou aux vestiaires réservés à l’autre sexe.
 
Outre la liberté de conscience, une loi d’égalité telle qu’elle se profile aux Etats-Unis menace des libertés très concrètes. Et elle s’annonce exceptionnellement large dans son champ d’application.
 

Anne Dolhein