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Les populations nées à l’étranger font entrer au Congrès américain des Démocrates d’extrême gauche

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C’est une des réflexions que l’on peut tirer de ces élections américaines de mi-mandat – et c’est Breitbart qui le signale. Les districts dont les populations nées à l’étranger sont en pleine expansion ont envoyé au Congrès certains des Démocrates socialistes les plus à gauche. Mardi soir, des districts qui ont été bouleversés par l’immigration de masse, parmi ceux de New York, du Minnesota ou du Massachusetts, ont élu des candidates non seulement issues de cette vague migratoire mais résolument progressistes : à savoir Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar et Ayanna Pressley.
 
Étant donné que les États-Unis continuent d’admettre chaque année plus d’1,5 million de ressortissants étrangers, ça ne risque pas d’aller dans le bon sens – sinon pour les Démocrates qui comptent désormais sur cet apport régulier et capital de voix.
 

Ocasio-Cortez et Ilhan Omar : du très pro-immigration au Congrès

 
La 14ᵉ circonscription de New York qui a élu la jeune Ocasio-Cortez, compte une population née à l’étranger qui avoisine aujourd’hui les 50 %. Née dans le Bronx, de mère portoricaine, celle qui se définit comme « socialiste démocrate », a remporté une écrasante victoire avec près de 80 % des suffrages, devenant ainsi le plus jeune représentant jamais élu du Congrès.
 
Ses positions sont d’extrême gauche, puisqu’elle défend des politiques comme l’ouverture totale des frontières, à l’échelle nationale mais aussi hémisphérique, l’assurance-maladie pour tous et l’abolition de l’Agence de police douanière et de contrôle des frontières (ICE). En 2016, elle avait travaillé pour la campagne de Bernie Sanders.
 
Ilhan Omar est une Américaine née en Somalie de parents somaliens, qui a remporté une victoire tout aussi écrasante dans le 5ème district du Minnesota, où plus de 35 % du district est non-blanc et près de 15 % de la population est née en dehors des États-Unis. Des chiffres qui sont allés croissants depuis que Keith Ellison (le premier musulman du Congrès) y a été élu en 2008.
 
La première chose dont Ilhan Omar se soit vantée en apprenant son élection est d’être la première femme du Congrès à porter un hijbab – ce qui donne le ton. Comme Ocasio-Cortez, elle prône une politique d’ouverture des frontières, de logement pour tous, mais aussi d’amnistie pour les 12 à 22 millions d’étrangers clandestins !
 
Ce qui la concernerait un peu finalement… elle a en effet été accusée d’avoir épousé son frère en 2009, histoire qu’il obtienne la fameuse Green Card – elle en a divorcé en 2017. C’est une militante de longue date de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP).
 

Ayanna Pressley et Katie Hill : à gauche toute

 
Élue depuis 2009 au conseil municipal de Boston, Ayanna Pressley est aujourd’hui la première femme afro-américaine envoyée au Congrès par le Massachusetts. Dans son district, la population née à l’étranger représente désormais plus de 30 % de la population totale.
 
Breitbart
souligne que lorsque Pressley a remporté la primaire en septembre, face à un poids lourd du Parti démocrate, des responsables politiques de Boston ont déclaré que cette élection d’une démocrate de gauche représentait la fin du Parti démocrate composé de travailleurs syndiqués et d’une classe ouvrière blanche. Il existe désormais « un nouvel électorat », « alimenté par les minorités, les immigrants et les jeunes étudiants » qui ne vote clairement pas républicain…
 
Et c’est aussi en s’appuyant sur ces minorités désormais agissantes que la très progressiste Katie Hill a été élue dans son 25e district de Californie. Un district où près de 20 % des résidents de la région ne sont pas nés sur le sol américain…
 
La jeune Katie Hill, adoubée au cours de l’été par l’ancien président Obama, est l’ancienne dirigeante d’une organisation dédiée aux sans-abri de la région, PATH. Elle est pro-immigration, réclame l’assurance-maladie pour tous et souhaite valoriser les droits du lobby LBGTQ (elle se dit elle-même bisexuelle).
 

Étrangers et migration en chaîne : l’électorat américain va considérablement se modifier

 
C’est d’abord une confirmation de l’analyse publiée en février par Axios, qui montrait la tendance certaine des populations nées à l’étranger à élire les Démocrates aux postes de Républicains : leur graphique montrait qu’au delà de plus de 20 % de personnes nées à l’étranger, le basculement en faveur des Démocrates s’opérait mécaniquement.
 
Mais cela va même au-delà. Car, bien que furent en lice de vieux candidats démocrates, comme l’étaient Mike Capuano dans le Massachusetts ou encore Phyllis Kahn dans le Minessota, ces populations nées à l’étranger ont clairement porté leur choix sur des candidats classés à l’extrême gauche, malgré leur jeunesse ou leur inexpérience potentielle.
 
Ainsi non seulement, les Démocrates acquièrent de plus en plus de fiefs dans les districts du Congrès, mais ils durcissent aussi ce faisant leurs lignes.
 
Que pointer d’autre sinon la migration en chaîne… Ce fameux procédé qui permet aux citoyens nouvellement naturalisés d’emmener un nombre illimité de parents étrangers aux États-Unis a importé plus de neuf millions de ressortissants étrangers depuis 2005, représentant plus de 70 % de l’immigration légale. Si aucun frein n’y est mis, l’électorat américain va considérablement se modifier, avec des millions de nouveaux électeurs favorables aux idées de ceux qui les manipulent, à savoir celles des Démocrates.
 
Leurs gains politiques ne sont pas difficiles à imaginer.
 
Clémentine Jallais