295 voix pour, 232 contre, 35 abstentions et 15 absents : c’est ainsi qu’a été adoptée en troisième lecture par l’Assemblée nationale la loi sur « l’aide à mourir » qui fait de la France l’un des Etats au monde les plus avancés sur le chemin de la culture de mort.
Au seul Rassemblement national, 14 députés – Maxime Amblard, Anthony Boulogne, Sébastien Chenu, Bruno Clavet, Nathalie Da Conceicao Carvalho, Alexandre Dufosset, Gaëtan Dussausaye, Yoann Gillet, Alexis Jolly, Matthieu Marchio, Thomas Ménagé, Kévin Pfeffer, Alexandre Sabatou et Jean-Philippe Tanguy – ont voté pour la loi Falorni et cinq autres (Théo Bernhardt, Edwige Diaz, Frédéric Falcon, Stéphanie Galzy, Cyril Tribuiani) se sont abstenus. Et même si le RN est le parti qui a apporté le plus de voix contre (102), l’affaire de la constitutionalisation de l’IVG et maintenant celle de la mise à mort délibérée et légale sur demande ont montré à quel point la France est orpheline d’une grande formation politique capable de distinguer tout bonnement entre le bien et le mal.
L’euthanasie et le suicide assisté ne tolèrent pas le doute
L’hémicycle n’aura pas manqué d’élus qui s’en lavent les mains : les 35 abstentionnistes, sans être pour le suicide assisté et l’euthanasie, auront objectivement apporté leur soutien à l’adoption de la loi. Nous sommes pourtant dans une matière de vie et de mort, là où le doute devrait profiter à la vie. On ne doit condamner quiconque là où persiste un doute raisonnable : ils ont pourtant refusé de dire « non ».
Désormais, le Sénat devant selon toute vraisemblance rejeter de nouveau la loi sur l’aide à mourir, le gouvernement devrait comme il l’a annoncé continuer de favoriser son adoption express sur la seule foi d’un nouveau scrutin à l’Assemblée, la date étant déjà fixée. Le 15 juillet prochain, on attend de nouveau une majorité en faveur de la transgression. On pourra fournir un poison mortel à une personne qui veut en finir, sous réserve de l’approbation d’un médecin qui le prescrira en invoquant la demande – écrite, orale, solennelle ou entre deux portes et en tout cas improuvable – d’un patient qui ne sera pas nécessairement « son » patient. Avec un délai de réflexion le plus court au monde : 48 heures à la suite du feu vert médical. Craignent-ils à ce point les changements d’avis ?
Une société athée et matérialiste choisit sa pente naturelle : la mort
Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour la justice et le droit (ECLJ), qui s’est démené remarquablement pour dénoncer cette loi de mort, commente avec justesse et gravité :
« Euthanasie : l’Assemblée nationale vient d’adopter en 3e lecture la proposition de loi, par 295 voix contre 232, et 35 abstentions.
« => Cette génération athée et matérialiste veut une mort à sa ressemblance : absurde et sans souffrance.
« Des millions de personnes vulnérables seront entraînées dans ce désespoir, et seront “piquées” comme des animaux.
« Ce qu’ils prennent pour un progrès est un pas de plus, majeur, dans la décadence de la France.
« La France poursuit son agonie.
« Elle ne se relèvera pas seule. »
Qui la relèvera ? Celui-là seul qui pourra aussi lui pardonner, l’auteur même de la vie.











