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Qui sont les « experts » du GIEC ?

Experts GIEC

Rajendra Kumar Pachauri, ancien président du GIEC.


 
La tenue de la COP21, réunie à Paris depuis une semaine, doit beaucoup aux affirmations du GIEC, dont on nous chante, à longueur d’années, les louanges, et qui, dans le domaine climatique, donne le « la » de ce qu’il faut non seulement dire, mais croire. Or, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent aujourd’hui pour dénoncer cette emprise de pseudo experts qui ne sont pas mus d’abord par une compétence, mais, comme le disait l’ancien président du GIEC lui-même, l’Indien Rajendra Kumar Pachauri, une « religion ».
 
Parmi les critiques de plus en plus nombreuses qui se font jour notamment contre l’imposture du GIEC, Christian Gérondeau, ingénieur spécialisé dans les questions d’énergie, et qui a écrit plusieurs livres sur l’écologie dont un tout récent Climat : j’accuse, était, lundi dernier, l’invité de l’émission Choisissez votre camp sur LCI. Et, comme il l’a souligné, « parfois les déclarations du GIEC n’ont aucun rapport avec ce qu’ont dit les experts. »
 

Des « experts » au GIEC ?

 
Et il donnait comme exemple, le fait que le GIEC affirme, de façon habituelle, que, en 2050, environ 80 % de l’énergie de la planète proviendra des énergies renouvelables, alors que, selon notamment l’Agence internationale de l’énergie, à cette date, ce sera exactement l’inverse, 80 % de l’énergie proviendra toujours des énergies fossiles – ce que confirme d’ailleurs un rapport du Conseil français de l’énergie.
 
Et de fait, comme il le disait pour expliquer cette contradiction, le GIEC n’est, en réalité pas composé d’experts, malgré ce que laisserait entendre son appellation telle qu’elle est généralement rapportée. Généralement… mais faussement. Son appellation officielle est en effet « Intergovernmental panel on climate change » (IPCC), ce qui était, au départ, semble-t-il, correctement traduit « Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat ».
 
Sans doute les Français ont-ils besoin de plus d’assurance, puisque, depuis des années, et le site officiel du GIEC en fait foi, on parle d’un « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ». Mais alors, on devrait dire GEIEC, et non GIEC !
 
Des petits malins – mais pas le site officiel… – l’appellent donc désormais « Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat », les deux « e » d’experts et d’évolution se fondant en un seul dans l’acronyme, comme cela se fait couramment.
 

Une religion du climat

 
Quoi qu’il en soit, cela ne correspond pas à la réalité. La réalité est ce que disait Rajendra Kumar Pachauri qui parlait de la question climatique comme d’une « religion ». L’un de ses vice-présidents, Ottmar Edenhofer, le disait clairement en 2010, dans un entretien au journal suisse Neue Zürcher Zeitung (Nouvelle Gazette de Zurich) : « Il faut dire clairement : nous redistribuons en fait la richesse du monde par le biais de la politique climatique. (…) Il faut se libérer de l’illusion que la politique internationale du climat est une politique environnementale. »
 
En clair, la politique climatique du GIEC n’est pas faite pour protéger l’environnement…
 
Rajendra Kumar Pachauri, l’ancien président du GIEC, a démissionné au début de l’année 2015 de ses fonctions de président du GIEC, à la suite d’une plainte pour harcèlement sexuel. Il s’en est vigoureusement défendu, mais c’est bien le motif que l’ONU semble avoir officiellement retenu.
 
Compte tenu de ce qu’est le GIEC, en effet, ce genre de plainte a dû paraître moins grave que d’autres attaques dont l’enrichissement personnel et les conflits d’intérêts paraissent les moins importants. On notera que, il y a cinq ans, un article du Monde observait que « la plupart des critiques qui visent le GIEC et son président leur attribuent une tendance à l’alarmisme ». Ainsi, en 2007, un rapport du GIEC affirmait que les glaciers de l’Himalaya pourraient disparaître d’ici 2035… avant d’être obligé de reconnaître une erreur de date que, dénoncent certains professeurs, des élèves du secondaire ne commettraient pas.
 

La volte-face de François Hollande

 
Pour sa décharge, notons que Rajendra Kumar Pachauri n’est pas un expert du climat. Il a commencé à travailler dans les chemins de fer indiens, avant d’appartenir à des sociétés comme l’Indian Oil Corporation ou la National Thermal Power Corporation…
 
On est loin de l’environnement !
 
Contrairement à ce que veut nous faire croire François Hollande. Pourtant, dans Changer de destin, paru à la veille de l’élection présidentielle de 2012, celui-ci n’hésitait pas à écrire à propos de l’écologie : « Je me méfie chez certains ultras de la dévotion à cette entité supérieure qu’est la Nature. » Et il ajoutait : « Cette religiosité moderne heurte mon rationalisme et mon humanisme. »
 
Mais que ne ferait-on pour atteindre le Capitole. Son rationalisme a définitivement sombré dans la COP21…
 

François le Luc