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Mettre en œuvre la télépathie : le projet fou du « Facebook Building 8 »

Facebook télépathie Building 8
 
Décortiquer les ondes cérébrales, fouiller les récepteurs neuronaux, intercepter le message sans que ne s’ouvre la bouche… Tel semble être le nouveau projet fou de Facebook et de son fondateur-directeur Marc Zuckerberg. La toute récente entité du groupe, le « Building 8 », a fait publier des offres d’emploi qui témoignent, visiblement, de ce rêve ambitieux de la télépathie.
 
La course à la recherche est de plus en plus forte parmi les géants de l’IT. Et Facebook, qui n’était pas le mieux loti, se fait aujourd’hui fort de rattraper les autres. Jusqu’où ?
 

Les ondes cérébrales au cœur de la recherche du « Building 8 »

 
Ce sont des offres d’emploi publiées par le site d’information économique américain Business Insider qui ont mis la puce à l’oreille.
 
Le « Facebook Building 8 » déclare rechercher un ingénieur en interface cerveau-ordinateur, qui soit à même d’appliquer « les méthodes d’apprentissage automatique » à la « neuro-imagerie » et aux « données électrophysiologiques ». Mais aussi des « ingénieurs d’imagerie neuronale » qui puissent développer « de nouvelles technologies de neuro-imagerie non invasives » et créer « des expériences réalistes et immersives haptiques »…
 
La neuro-imagerie désigne l’ensemble des techniques qui permettent d’observer le cerveau, en particulier lorsqu’un individu exécute une tâche cognitive. Tandis que la technologie haptique permet une interaction sensorielle entre le réel et le virtuel.
 
Le projet est de créer, indiquent les annonces, une « plate-forme de communication de l’avenir ».
 
Contacté, Facebook a refusé d’en dire davantage… Une chose est sûre : ils veulent cartographier le cerveau.
 

« L’ultime technologie de la communication » : le rêve de la télépathie

 
Le CEO de Facebook, Marc Zuckerberg avait déjà déclaré, en 2015, que l’entreprise pourrait effectivement bientôt travailler sur une sorte de dispositif de communication télépathique, via un contrôle du cerveau. Un outil complètement hors norme, à l’intersection parfaite de la technologie et de la science. Il l’avait alors appelé « l’ultime technologie de la communication »…
 
« Un jour, je pense que nous pourrons envoyer directement des pensées riches et complètes à d’autres personnes en utilisant la technologie ».
 
Vu l’intitulé de de ces annonces, il semble assez clair que la nouvelle entité de Facebook, le « Building 8 », pourrait travailler sur cette technologie de lecture mentale.
 
Ce tout nouveau laboratoire de R&D (recherche et développement) créé en avril 2016 et consacré au développement du hardware travaille sur l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle et augmentée. Zuckerberg a promis d’y déployer des centaines de salariés et des centaines de millions de dollars sur les prochaines années.
 

« Produits apparemment impossibles » : Facebook veut aller plus vite

 
Bûcher sur le développement de « produits apparemment impossibles » dans les domaines de la réalité augmentée et virtuelle, de l’intelligence artificielle et de la connectivité : voilà l’objectif du « Building 8 ». Et dans un délai le plus court possible…
 
Le groupe vient, à cet effet, de signer une entente de collaboration avec dix-sept universités américaines pour accélérer le cycle de recherche pour le matériel et les logiciels. Un « accord de recherche universitaire parrainé » qui signifie que Facebook peut obtenir de nouveaux projets de recherche et les lancer en quelques semaines, au lieu d’attendre les neuf à douze mois classiques de délai. De quoi séduire les chercheurs, impatients de voir leurs idées se concrétiser. Sans oublier qu’ils seront, bien sûr, rémunérés comme il faut…
 
Maintenant, le public suivra-t-il ces ambitions toujours plus folles ? Sans doute n’aura-t-il guère le choix… La télépathie, rêve de science-fiction, peut évidemment se révéler un terrible outil de contrôle des cerveaux. En URSS, les opposants évitaient de mal penser pour ne pas être trahis par leurs (micro-) expressions, en particulier en cas de surprise.
 

Clémentine Jallais