Cette société gère le portail Welyb, un outil clef du dispositif de la facturation électronique progressivement mis en place par l’Etat. Sans être une plateforme agréée pour les entrepreneurs qui sont supposés soumettre toutes leurs factures, et ainsi des informations stratégiques pour permettre à l’État de mieux traquer la fraude à la TVA (mais pas seulement), Welyb est une passerelle d’archivage et de gestion, puisqu’il centralise et traite les pièces comptables collectées auprès des différentes plateformes, des entreprises et des cabinets d’expertise comptable, rapporte presse-citron.net.
La « fuite » a été décelée le 1er septembre dernier. Des données d’identification personnelle et d’immatriculation d’entreprises ont été compromises, y compris les adresses, numéros de téléphone et courriels des collaborateurs, ainsi que des informations légales et des mots de passe de connexion (ces derniers sous une forme non exploitable, selon Agiris).
Qui dit fuite dit en fait piratage ou fourniture de données à un tiers non habilité. Si l’incident n’a pas permis l’accès aux comptes des utilisateurs. il ouvre néanmoins une porte au phishing ultra-ciblé. On a, de toute façon, la preuve que la facturation électronique est un domaine alléchant pour la récupération de données, et que les protections mises en place ne suffisent pas. On s’en doutait un peu.











