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ACTION Everest ♥


 
Everest est le sommet le plus haut de la planète : 8.848 mètres. A cette altitude, un être humain ne survit pas, ou très difficilement, du fait du manque d’oxygène et du froid. Si les alpinistes peuvent disposer de masques à oxygène, les bouteilles, outre leur durée limitée, sont lourdes, ce qui constitue une contrainte difficilement compatible avec la légèreté imposée par l’art difficile de l’escalade.
 

Everest : des prises de vue spectaculaires

 
Le film Everest renvoie à un drame réel survenu en 1996 : la mort de plusieurs alpinistes surpris par de mauvaises conditions météorologiques. La chaîne CNN avait donné à ces accidents un retentissement mondial. Ils sont aujourd’hui assez oubliés, à l’exception du milieu des passionnés de montagne. On pouvait craindre que ce film n’intéresse d’ailleurs que les alpinistes et les amateurs de montagne, ou qu’il ne présente qu’un grand spectacle morbide de mauvais goût. Or, durant les deux tiers du film au moins, domine un réel souci pédagogique, qui intéresse de ce fait même ceux qui ne sont ni alpinistes ni spécialement passionnés par la haute montagne. L’action est efficacement construite, le spectacle sans ennui, ce qui est une qualité majeure pour un film de deux heures. Les prises de vue sont effectivement spectaculaires, qualité accentuée par la 3D, et parfois vertigineuses, mais sans abus.
 
On déplorera seulement quelques excès dans le pathos facile, comme la liaison téléphonique précaire d’un grand blessé avec son épouse, alors qu’il se trouve à flanc de montagne, et plus ou moins condamné. On aimerait en apprendre davantage sur les motivations de ces sportifs de l’extrême, qui risquent leur vie en toute connaissance de cause. Qu’un militaire, un policier, un pompier courent de grands risques, l’on en comprend les motifs, mais qu’en est-il d’un alpiniste, surtout amateur ? Le professionnel gagne sa vie, avec la motivation de sauver au besoin d’autres vies, celle des clients, qui escaladeraient l’Everest avec ou sans eux. Mais la question reste posée pour ces amateurs. Un des rares éléments de réponse avancé serait le caractère un peu déséquilibré de certaines personnalités. On s’en serait douté.
 

Hector Jovien