Froid extrême en Chine et en Mongolie

Froid extrême Chine Mongolie
 

Il fait très froid en Chine, où l’on enregistrait le 18 février des températures inférieures à -50°C dans la province occidentale du Xinjiang, tandis qu’en Mongolie, sa voisine du nord ce sont aussi des températures exceptionnellement froides qui déciment les troupeaux souffrant de la froidure et de l’absence de nourriture. Une catastrophe pour les familles nomades en particulier, qui peinent à trouver des pâturages pour leurs moutons et leurs chevaux, alors que la neige recouvre tout. Ces vagues de froid extrême se sont répétées au cours de l’hiver, et il semblerait que cela ne soit pas fini.

Le Huffington Post de dimanche attribuait ces conditions dramatiques en Mongolie au « changement climatique ». Il n’a tout de même pas osé parler du « réchauffement ». En revanche il a dénoncé le « capitalisme sauvage » qui permet de gagner plus avec davantage de bêtes et qui a remplacé les bergeries collectives strictement réglementées selon le modèle communiste : le surpâturage est responsable selon le journal des conditions climatiques néfastes, alors que « le changement climatique épuise les prairies ». Sous-entendu, seul le communisme permettrait de réguler convenablement les activités humaines…

 

En Mongolie, le froid extrême au centre d’un cercle vicieux ?

Bref, il s’agirait d’une sorte de cercle vicieux dont l’homme serait responsable à 100 %, tant par ses pratiques d’élevage que par la modification du climat.

Même son de cloche chez Save the Children, une ONG internationale, qui parle aussi du « changement climatique » en Mongolie où il fait actuellement -35°C : « Les disruptions météorologiques sévères en Mongolie fond de celle-ci l’un des pays les plus affectés » à cet égard, affirme l’association caritative.

 

La Chine a battu des records de froid cet hiver

Tout le monde est d’accord en tout cas pour se plaindre du froid, mais au niveau international on continue de se battre contre le CO2 pour « empêcher le réchauffement » de la planète. A supposer que cette entreprise ait la moindre efficacité, serait-elle opportune ? Ceux qui grelottent en Asie rêvent certainement d’un coup de chaud !

On finit tout de même par se demander si ces températures glaciales – on les a expérimentées cet hiver aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe et en Asie – entrent en ligne de compte pour calculer la moyenne globale, alors qu’on ne cesse d’évoquer des records de chaleur. L’objectif principal semble toujours être de dire qu’on n’a jamais rien vu de tel, tout en ne mettant en exergue que ce qui convient à un instant T.

Réchauffement ou changement climatique, ça couvre à peu près toutes les situations…

 

Anne Dolhein