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Ivo Daadler et James Lindsay, de l’ultra-globaliste CFR, prônent un G9, alliance anti-Trump pour un ordre mondial

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La guerre est déclarée. Véritable Politburo du globalisme, le CFR ou Council on Foreign Relations, qui infiltre et contrôle l’Etat profond américain, appelle à la constitution d’un Groupe de 9 pays (G9), pour contrer la menace que selon lui fait peser Donald Trump sur « l’ordre mondial basé sur le droit ». Cette coalition assurerait la permanence de la « gouvernance globale » jusqu’à ce qu’un mondialiste aux ordres soit imposé à la Maison Blanche, comme le fut Macron à l’Elysée. Les deux auteurs de cette proposition de G9 sont membres du CFR : Ivo Daalder, qui travailla avec Clinton et Obama, et James Lindsay, haut-fonctionnaire. Ils ont joué tous deux un rôle clé dans la définition des politiques étrangères des Etats-Unis. Leur objectif est de maintenir, malgré les oppositions populaires croissantes, le cap sur l’» Ordre mondial » techno-marchand et totalitaire, dominé par un gouvernement des juges le plus idéologique possible.
 

Ivo Daalder et James Lindsay, vieux routiers du CFR, théoricien d’un G9 anti-Trump

 
Dans leur plaidoyer pour ce « Comité pour sauver l’Ordre mondial », publié par Foreign Affairs, Ivo Daalder et James Lindsay dénoncent la politique de Donald Trump. Selon eux, elle « a semé le doute parmi les alliés des Etats-Unis, mis en danger les fondamentaux du commerce international, renoncé à la défense de la liberté et de la démocratie comme bases de la diplomatie américaine et abdiqué le leadership des Etats-Unis ». Pas un mot sur le fait que « les fondamentaux du commerce international » aient sapé les bases de l’indépendance, de la prospérité et de la souveraineté du pays. Le retrait du partenariat transpacifique (TPP), traité qui aurait transféré la souveraineté vers une Union pacifique dans laquelle les tyrans islamiques auraient eu le même poids que le Congrès américain, ulcère le CFR. Certes le nouvel accord Etats-Unis-Mexique-Canada reprend des éléments du TPP, mais c’est insuffisant pour les globalistes. Autre reproche adressé à Trump, le retrait du tyrannique Accord de Paris sur le Climat, qui eût étranglé l’économie américaine, dopé celle de la Chine et renforcé des organes supranationaux ne rendant aucun compte aux peuples, sans impact sur l’environnement.
 
Daalder et Lindsay prétendent que la politique de Trump réduirait la capacité des Etats-Unis à peser sur les nouvelles « règles globales » comme si des « règles globales » devaient s’opposer aux souverainetés nationales. Ils accusent Trump de mettre en danger « le respect et la confiance issus des actions en faveur de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme ». Stupéfiante affirmation, qui impliquerait que des décennies de guerres illégales et leurs morts auraient répandu « la démocratie » et suscité « l’admiration » (sic) envers les Etats-Unis. En revanche, quand Donald Trump plaide en faveur des droits des agriculteurs d’Afrique du Sud soumis à des assassinats et au vol « légal » de leurs propriétés, le CFR était aux abonnés absents. Nos deux agents prennent leurs lecteurs pour des imbéciles.
 

Daalder et Lindsay accusent Trump de favoriser la Chine alors que le CFR l’a toujours soutenue

 
Daalder et Lidsay font même pire, renversant totalement la réalité. Ils accusent Donald Trump « de s’aliéner ses alliés », permettant à la Chine « de réécrire les lois de l’ordre mondial en sa faveur ». Un comble de la part de ces membres d’un Conseil qui, avec Henry Kissinger, George Soros ou David Rockefeller ont aidé le régime communiste à se hisser au rang de puissance mondiale. Soros avait publiquement appelé Pékin à « diriger le Nouvel Ordre Mondial ». Rockefeller, dirigeant du CFR qui s’auto-désignait membre d’une « cabale secrète », « conspirant » contre sa nation, assénait en 1973 que « l’expérience sociale » de Mao Tse-Toung « était l’une des plus importantes et des plus réussies dans l’histoire». Bilan : 60 millions de morts. Ce sont des membres du CFR qui, pendant la guerre civile chinoise, trahirent l’allié des Etats-Unis Tchang Kai Chek. Ils continuent de nos jours, encourageant la Chine communiste aux millions de prisonniers politiques à diriger la « gouvernance globale ».
 

Le G9 du CFR inclurait la France et l’UE, impliquerait des traités commerciaux « radicaux »

 
Le G9 proposé par le CFR inclurait France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Union européenne, Australie, Japon, Corée du Sud et Canada. Il « remplacerait le leadership auquel l’administration Trump a renoncé ». Ce G9 aurait deux priorités : « Maintenir l’ordre basé sur la loi dans l’espoir que le successeur de Trump réinstaurera la prééminence globale de Washington, et préparer le terrain politique pour que cela puisse advenir. » Daalder et Lindsay recommandent que ce G9 intensifie ses coopérations avec des traités commerciaux « radicaux » et des institutions supranationales noyant les souverainetés.
 
Notons qu’outre la « coopération économique », les globalistes prônent une « coopération militaire » pour préparer le renversement de gouvernements rétifs à l’intégration mondialiste avec pour prétexte la « défense de la démocratie », thèmes habituels qui permettent de s’asseoir sur le principe de tout gouvernement sain : la subsidiarité, qui impose que les décisions soient prises au plus près des populations.
 

Le ministre socialiste allemand Heiko Maas soutient l’idée d’un G9

 
L’entreprise de Daalder et Lindsay n’est pas anecdotique. Le ministre allemand des Affaires étrangères, le socialiste Heiko Maas, a déclaré en juillet devant des Japonais : « Nous pouvons devenir des législateurs capables de penser et établir un ordre international dont le monde a un urgent besoin. » Lui aussi appelait à un G9 « pour commencer par prendre la direction des institutions internationales ». Pour bien marquer leurs intentions bellicistes à l’encontre de Trump, Daalder et Lindsay appellent à une « institutionnalisation » du G9, avec sommets annuels et conseils des ministres. Si la spécificité de la civilisation occidentale et chrétienne doit être préservée, alors cette entreprise doit être contrée par tous ceux qui chérissent leur identité, des deux côtés de l’Atlantique.
 

Matthieu Lenoir