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Le Gardasil soupçonné dans des cas de ménopause précoce : la sécurité du vaccin contre le HPV n’est pas démontrée

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Depuis quelques années, dans de nombreux pays du monde, le vaccin contre le HPV (papillomavirus humain) est recommandé aux jeunes filles, comme en France, et imposé dans quelques-uns, comme la Grèce ou la Macédoine. En Australie, où les campagnes de vaccination vont bon train, le vaccin des laboratoires Merck diffusé sous le nom commercial « Gardasil » suscite de graves inquiétudes, depuis qu’un médecin a été confronté à des cas de ménopause précoce chez plusieurs de ses jeunes patientes. Censé protéger les femmes du cancer du col de l’utérus – ou du moins d’une partie des lignées de virus HPV qui les prédisposent à cette maladie en cas de contamination – le Gardasil n’a pas obtenu un réel brevet de sécurité. C’est ce qu’a découvert le Dr Deirdre Little en s’intéressant aux risques du vaccin.
 
L’histoire remonte à avril 2011. Une jeune fille – appelons-la Susan, 16 ans – vient voir le Dr Little à son cabinet dans une zone rurale du New South Wales, inquiète de l’arrêt de ses règles. Mme Little va rechercher la cause de l’anomalie. Une cause tellement rare, chez une adolescente de 16 ans, qu’il n’y a pas de statistiques à son propos : Susan est en ménopause.
 

Cas de ménopause précoce chez des jeunes filles vaccinées

 
C’est la jeune fille qui demande alors s’il peut y avoir un lien avec le Gardasil : vaccinée en 2008, alors qu’elle avait déjà ses règles depuis un an, Susan a souffert d’une irrégularité croissante et c’est au bout de deux ans que ses règles se sont définitivement arrêtées. Un médecin lui avait proposé au départ de lui prescrire la pilule pour remédier au problème. Susan n’était pas « sexuellement active » : elle refusa.
 
Deirdre Little allait découvrir que les ovaires de Susan étaient dans un état comparable à celui d’une femme déjà ménopausée ; dans son cas, c’est la rarissime « carence ovarienne précoce » qui est en cause. Une maladie que rien, dans son histoire familiale, ne laissait prévoir, et qu’aucune statistique parmi des adolescentes de son âge ne décrit. Susan est-elle condamnée à la stérilité à vie ? Il y a peut-être des remèdes : la congélation de son tissu ovarien en vue d’une réimplantation – en espérant seulement qu’au moment où elle voudra devenir mère, les développements de la science médicale pourront permettre une stimulation au moyen de cellules souches ovariennes.
 
Ce que découvre Mme Little dès son enquête à ce moment-là, c’est que le Gardasil – ou Cervarix, comme on l’appelle aux Etats-Unis – n’a fait l’objet d’aucun rapport histologique quant à son effet sur les ovaires de rates vaccinées et donc sa sécurité dans ce domaine. En revanche, un tel rapport existe bien sur ses effets sur les testicules des rats vaccinés…
 

Le Gardasil soupçonné – mais il se cache derrière les effets de la contraception

 
La ménopause précoce est rarissime, mais peu de temps après Susan, une autre jeune fille pousse la porte du cabinet de Deirdre Little. Elle a 18 ans. Même diagnostic, tardivement posé : elle a accepté au départ de prendre la pilule. Elle a été vaccinée contre le HPV peu après ses premières règles.
 
Puis une troisième jeune fille, elle aussi frappée de carence ovarienne précoce, vient voir ce médecin qui s’intéresse à ces anomalies. Le scénario est le même : apparition des premières règles, vaccination au Gardasil, disparition des règles, prescription de pilule et pour finir diagnostic – à 17 ans dans son cas.
 
Les cas des trois jeunes filles ont été documentés et rapportés par les journaux scientifiques.
 
La question est désormais sérieusement posée. On ne peut pas dire avec certitude que c’est le Gardasil qui a causé la ménopause précoce chez ces jeunes filles : on manque d’informations, souligne le Dr Little. Mais il est tout aussi impossible de l’exclure, puisqu’il apparaît d’ores et déjà clairement que les tests et l’autorisation du vaccin sont entachés de graves insuffisances, ainsi que l’a démontré son enquête.
 

Failles dans les études de sécurité du Gardasil

 
Parmi ces failles qui ont pu permettre de conclure abusivement à la sécurité du Gardasil, il y a par exemple le fait qu’on n’a jamais utilisé un placebo salin, comme le veut la norme – pire, alors que le vaccin n’a jamais été comparé qu’à un placebo comportant de multiples composantes du vaccin contre le HPV, les informations sur le produit affirment à tort qu’un placebo salin a bien été utilisé, privant à la fois le prescripteur et le patient d’une information essentielle.
 
Deirdre Little, soit dit en passant, n’est en rien une opposante systématique aux vaccinations : elle emploie même une infirmière chargée de cette tâche…
 
On sait au contraire que le placebo comportant de multiples composantes chimiques, tout comme le vaccin HPV, contiennent une substance toxique pour les ovaires des rates, une toxicité qui varie de un à dix selon les doses testées. A partir de quand le « polysorbate 80 » commence-t-il à produire des effets néfastes sur les ovaires des mammifères ? Pour les rates, on connaît la dose lors de l’ingestion orale : elle est importante, on arrive à un cinquième de l’alimentation totale. Mais on ne sait pas quelle est la part jouée par les sucs gastriques qui peuvent assurer la dégradation de cette composante.
 
En Australie, l’autorité chargée de l’autorisation des médicaments, le TGA (Therapeutic Goods Administration) affirme que la présence de cette substance dans certains aliments prouve qu’elle ne peut en aucun cas être toxique pour les ovaires des jeunes filles si elle est injectée sous forme de vaccin. » Cela démontre un manque de sérieux scientifique alarmant », a déclaré Deirdre Little à Carolyn Moynihan, du site australien MercatorNet à qui nous empruntons ce récit. « Hélas, cela démontre aussi quel est le niveau des preuves apportées pour nous rassurer quant à sa sécurité pour les ovaires de nos jeunes filles. Un véritable consentement éclairé suppose qu’on ne se contente pas de nous rassurer sans preuves sérieuses. »
 

Les risques du Gardasil ne sont pas démontrés parce qu’on ne les a pas cherchés

 
Deirdre Little souligne aussi que la plupart des jeunes femmes qui ont participé aux tests de sécurité du Gardasil étaient sous contraception hormonale pendant toute la durée de leur mise en œuvre – or la pilule masque les variations des règles. Elles étaient même contraintes d’utiliser une forme de contraception pendant les sept mois suivant la première injection.
 
Les études de sécurité du vaccin omettent d’ailleurs de consigner en tant qu’effets secondaires indésirables les « nouvelles situations médicales » des jeunes femmes au-delà de ces sept mois sous contraception hormonale. Et seuls les « événements indésirables graves » ont fait l’objet d’études sur une durée plus longue. L’irrégularité menstruelle n’en fait pas partie : elle ne représente nulle menace pour la vie et ne risque pas de mener sa victime à l’hôpital…
 
Ainsi l’essentiel des tests de sécurité du Gardasil ont-ils porté sur des hospitalisations consécutives à la vaccination : comme le dit le Dr Little, elle n’a jamais hospitalisé une jeune fille pour un retard de règles, laissant invisibles les éventuels effets sur les ovaires. Effets qui n’ont été étudiés d’aucune manière.
 
Autre déficience des études de sécurité du Gardasil : les grandes études, au nombre de deux, n’ont impliqué qu’un nombre limité de jeunes filles, quelques centaines… Dans le premier groupe, on perd la trace de plus de 50 % d’entre elles au bout de douze ans après la vaccination, pour n’en suivre que 240. Dans l’autre, on avait omis de consigner cette donnée importante : avaient-elles eu leurs premières règles ? Elles avaient, de toute façon, un âge moyen de 11,9 ans.
 

La sécurité du Gardasil est d’autant plus incertaine que les patientes sont vierges

 
Un deuxième groupe de jeunes filles était sous-représenté dans les études : celui des vierges, alors même qu’elles sont plus vulnérables que les autres aux effets indésirables du Gardasil. Les effets indésirables « systémiques » (le fait de se sentir mal) sont plus fréquents et plus graves chez celles qui n’ont jamais été exposées à des lignées du virus HPV – à savoir les vierges. Le HPV est une infection sexuellement transmissible (IST ou MST) qui se répand à faveur de la promiscuité sexuelle : elles n’ont donc aucune chance d’avoir été infectées.
 
Se pose dès lors la question de savoir s’il est judicieux de préconiser une vaccination massive des populations féminines (les garçons, bizarrement, sont exemptés alors qu’ils transmettent le HPV) à des âges de plus en plus précoces. Toutes les campagnes insistent sur le fait qu’il faut proposer – voire imposer – le Gardasil avant l’activité sexuelle, en visant donc précisément les jeunes filles vierges et en leur injectant un vaccin qui les prémunit contre les risques de développer un cancer à la suite d’une infection qui dans la majorité des cas ne se présente qu’en cas de multiplication des partenaires sexuels.
 

En France, on recommande le Gardasil dès 11 ans, voire 9, sans s’inquiéter de la ménopause précoce

 
Aujourd’hui, en France, on préconise officiellement la vaccination contre le HPV chez toutes les jeunes filles entre 11 et 14 ans. Le Haut Conseil de santé publique a même proposé en septembre 2014 de pratiquer la vaccination dès l’âge de 9 ans. C’est dire que la population visée est vulnérable, et que dans le même temps, chez les filles pubères, tout se passe dans les faits de manière à masquer les éventuelles perturbations du cycle, puisque la prise de la pilule est volontiers recommandée après la vaccination.
 
Celle-ci est-elle réellement efficace contre le cancer du col, qui a plus de chances de survenir si une infection au HPV ne se guérit pas ? On sait que la mise en place du dépistage du cancer du col a été extrêmement efficace. En Australie, rapporte Carolyn Moyhihan, la mise en place d’un programme national a divisé par deux l’incidence des cancers du col et de la mortalité associée entre 1990 et 2000 chez les femmes de 20 à 69 ans. En 2000, on a enregistré 578 nouveaux cas dans le subcontinent, avec une mortalité six fois plus élevée chez les Indigènes que chez les autres Australiennes.
 

Le Gardasil contre le HPV ? Une efficacité démontrée, mais relative

 
Dès 1989, on a estimé que le dépistage pouvait prévenir 90 % des cancers. En 2002, l’incidence du cancer du col de l’utérus était de 6,2 pour 100.000 femmes, et la mortalité de 1,7 pour 100.000.
 
En 2011, l’Australie n’enregistrait plus que 229 morts causées par ce cancer.
 
Quant à l’efficacité du vaccin, qui est donc proposé de manière massive et en l’absence d’une sérieuse évaluation de sa sécurité, elle est de toute manière limitée. Son efficacité est officiellement estimée à 70 % : il évite donc seulement 70 % des cancers liés à l’infection par le HPV, et à cause des 30 % restant, les femmes vaccinées sont invitées à subir tout de même un dépistage individuel régulier par frottis jusqu’à l’âge de 70 ans si elles sont sexuellement actives.
 
Combien de femmes deviendront infertiles à la suite de la vaccination ? C’est une vraie question qu’il faut mettre dans la balance – et dont l’occultation est en soi un sujet d’inquiétude.
 

Anne Dolhein