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Le gouvernement et l’éducation écologique

Gouvernement education ecologique
 
Najat Vallaud-Belkacem veut lutter contre « le décrochage scolaire ». Et, notamment pour ce faire, elle présentait mercredi, avec le soutien de Ségolène Royal, le nouveau plan d’éducation du gouvernement qui se trouve être d’abord une éducation à l’environnement et au développement durable avec, comme premiers moyens, l’organisation d’une « Semaine pour le climat » et la mise en place de délégués écologiques.
 
Le gouvernement entend en effet être prêt pour le rendez-vous de la conférence internationale sur le climat COP21 organisée par les Nations Unies au Bourget du 30 novembre au 11 décembre. A cette occasion, les deux ministres désirent que « l’ensemble des mouvements d’étudiants et de la jeunesse » se trouve « associé aux travaux du Conseil national de la transition écologique pour la COP21 ». Autre mesure qu’elles désirent mettre en place, celle qui permettra de favoriser le bio dans les cantines…
 

Education ou embrigadement écologique ?

 
Et puis, surtout, il y aura désormais une « Semaine pour le climat », qui se tiendra dorénavant « chaque année dans toutes les écoles et tous les établissements scolaires », et « sera l’occasion d’organiser des débats sur le thème du changement climatique et de la biodiversité, en lien avec les associations d’éducation à l’environnement et au développement durable ».
 
L’embrigadement écologique devient donc matière obligatoire, plus encore que le français par exemple, dont François Hollande semble s’apercevoir qu’il n’est pas parfaitement maîtrisé par les élèves français. Ni même par leurs professeurs, les journalistes ou les ministres…
 
Pour que toute cela fonctionne au mieux des préoccupations gouvernementales, « des éco-délégués (délégués de classe sur le développement durable) seront désignés dans tous les collèges et lycées pour sensibiliser leurs camarades et proposer des projets communs ».
 
Toutes mesures (et quelques autres) qui demeurent on ne peut plus vagues, mais qui ont l’immense avantage de permettre l’apprentissage, plus que d’une éducation manifestement surannée, de l’idéologie écologique qui tient lieu, pour beaucoup, de religion nouvelle. Personne n’y coupera : « Tous les programmes scolaires et toutes les disciplines intégreront le développement durable, de la maternelle au baccalauréat. » Avis aux amateurs, et tant pis pour les autres…
 

Le gouvernement ne veut plus voir qu’une seule tête « anti-gaspi »

 
Les enfants apprendront aussi les gestes et pratiques nécessaires, et notamment à lutter contre le gaspillage alimentaire. Ils pourront ainsi en remontrer à nos politiques, tant il est vrai que les ministères et autres administrations sont des lieux connus de gaspillage…
 
Quoi qu’il en soit, avec 12,3 millions d’élèves, et 840.000 enseignants, l’éducation nationale est désormais, observe Najat Vallaud-Belkacem, un levier majeur pour faire évoluer les comportements. C’est-à-dire pour véhiculer toujours plus la religion écologiste.