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Le gouvernement de la Hongrie dénonce le traitement du référendum sur l’immigration par les médias occidentaux

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Le porte-parole du gouvernement hongrois, Zoltán Kovács, vient de mettre en cause la manière dont les médias occidentaux couvrent les affaires politiques de la Hongrie. Il les accuse de reproduire sans le moindre recul ni esprit critique les « informations » diffusées par des mouvements d’opposition très minoritaires, en manifestant une profonde méconnaissance du pays, notamment à propos du référendum sur l’immigration de dimanche.
 
Alors que 98 % des électeurs ont rejeté dimanche, lors du référendum hongrois, le système de répartition des migrants au sein de l’Union européenne par le biais de quotas obligatoires, les médias occidentaux se sont surtout focalisés sur la validité du scrutin qui n’a, de fait, pas obtenu la participation de 50 % des électeurs requise en principe, pour mettre en cause la politique du gouvernement du Premier ministre Viktor Orbán.
 

Un porte-parole du gouvernement Orban souligne l’importance du référendum sur l’immigration

 
Dans un entretien avec Breitbart News à Budapest, Zoltán Kovács a déclaré : « Il est toujours intéressant de voir comment les médias occidentaux s’intéressent aux affaires domestiques hongroises. C’est devenu une espèce d’habitude au cours de ces six dernières années. » Selon le porte-parole, les partis minoritaires n’ont guère d’autre possibilité que de passer par les médias pour s’exprimer vu l’écrasante majorité obtenue par le parti de gouvernement, Fidesz, au Parlement.
 
Zoltán Kovács accuse les médias occidentaux de méconnaître le fonctionnement politique de la Hongrie ainsi que sa Constitution et son système judiciaire.
 
A propos du référendum sur l’immigration, il a précisé que la condition d’un taux de participation minimum n’existe que dans le cas où le résultat d’un référendum contraindrait un gouvernement à agir, alors que le scrutin aurait été provoqué du fait d’une initiative de l’opposition ou d’un individu. Le gouvernement aurait aimé une participation d’au moins 50 %, a-t-il ajouté, mais le résultat de 98 % de « non » face aux exigences de l’UE apportent la preuve d’un clair soutien du peuple à la politique gouvernementale en la matière.
 

La Hongrie irritée par le traitement que lui réservent les médias occidentaux

 
« L’analyse du nombre de votes pour le “non”, que de nombreux médias occidentaux tentent de relativiser en expliquant que la Hongrie est en dictature et que seuls les partisans du “non” ont voté, c’est du bla-bla et des sornettes. Cela revient à 3,3 millions de voix, c’est-à-dire 1,1 million de plus que le gouvernement n’en a obtenu en 2014. Étant donné qu’en 2014 la migration n’était pas sur la table, c’est donc en réalité un renforcement du mandat en vue de réagir face à cette question précise et pour renforcer l’opposition » contre les mesures imposées par l’Union européenne, a-t-il souligné.
 
Le résultat du référendum entraînera un nouvel amendement à la Constitution hongroise. Ce 7e amendement concernera « les confins de la souveraineté et les institutions et compétences européennes » ; il devrait être mis en place le 8 novembre prochain. L’amendement se fera dans la continuité de la loi déjà adoptée a précisé le porte-parole.
 
La Serbie, en particulier, est inquiète devant la nouvelle politique de la Hongrie, redoutant l’arrivée de migrants chez elle si la Hongrie ferme ses frontières et rejette les demandeurs d’asile. Réponse de Zoltán Kovács : « Nous venons d’envoyer 25 policiers sur la frontière sud avec la Serbie afin d’organiser une coopération. Cela dit ce qui se passe sur le sol de Serbie est à la discrétion des Serbes et de leur souveraineté. »
 
Le tout est de vouloir la défendre…
 

Anne Dolhein