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En Grande-Bretagne, un enfant retiré à sa mère par les services sociaux parce qu’elle refusait de lui offrir une glace !

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Aussi incroyable que cela puisse paraître, cet enfant de huit ans avait été retiré à sa mère pour des raisons ubuesques comme celle d’avoir refusé de lui offrir une glace… Fort heureusement, le juge Mostyn de la Division de la Famille à la Haute Cour de Londres a jugé que ces prétextes étaient « totalement insignifiants » et que l’enfant, qui avait été placé dans une famille d’accueil, devait être rendu à sa maman. Un bon exemple de l’outrecuidance des services sociaux en Grande-Bretagne, qui ne craignent pas d’éclater les foyers, au mépris de toute autorité parentale, parfois sur de simples soupçons de maltraitance à venir… !
 
Ces mêmes services sociaux crient sur les toits qu’ils n’ont plus d’argent – les retraités et les personnes dépendantes ont déjà subi les effets des coupes claires dans les budgets. Mais pour ça, ils en ont toujours : il faudrait se demander pourquoi.
 

L’enfant a été retiré à sa mère pour le refus d’une glace

 
Les services sociaux du Carmarthenshire devaient avoir une belle dent contre la jeune femme. Et leurs avis avaient été initialement suivis par un juge de rang inférieur lors d’une audience du tribunal de la famille à Swansea, qui avait décidé que le garçon, âgé de huit ans, devait être retiré des soins de sa mère et obligé à vivre avec des parents nourriciers. Elle pouvait seulement continuer le voir, afin que ses « compétences parentales » puissent être évaluées (on se demande bien comment).
 
Ayant demandé à plusieurs reprises, mais sans succès, de récupérer son enfant, la jeune femme a fini par s’adresser à un juge de Haute Cour pour que ses supplications soient entendues.
 
Le juge Mostyn a dû se pencher sur « une très longue déclaration de 44 pages faite par le travailleur social » du Conseil du comté de Carmarthenshire. Une déclaration qui était, a-t-il déclaré, « très longue sur la rhétorique et la critique généralisée, mais très courte sur tous les exemples concrets d’où et comment la parentalité de la mère avait été déficiente. »
 

Les affirmations des services sociaux, « totalement insignifiantes »

 
Selon le travailleur social, la mère ne répondait pas suffisamment aux besoins émotionnels du garçon. Déjà, on peut se demander comment une personne étrangère de ces familles d’accueil payées par les services sociaux britanniques pourrait le faire davantage… Sûrement, les preuves de la déficience parentale de cette maman devaient être graves, les exemples, frappants, à pleurer…. !
 
En réalité, l’assistance sociale n’avait pas grands exemples à donner, si ce n’est qu’un jour, la mère n’avait pas voulu offrir de crème glacée à son fils. Mieux, qu’elle avait aussi refusé la coupe de cheveux tendance que son fils voulait absolument se faire faire.
 
Quel despotisme manifeste…
 
Le juge Mostyn, de la Haute Cour de Londres, ne s’est heureusement pas privé de fustiger l’assistance sociale, parlant de « critique totalement inconsistante », « manifestement sans conséquences », comparé au drame de la séparation. Il a déclaré qu’il lui était « très difficile » de déterminer exactement ce que les services sociaux avaient « contre » la mère… Et a ordonné que le garçonnet pouvait d’ores et déjà rentrer chez lui.
 

En Grande-Bretagne, une simple suspicion de maltraitance future suffit pour perdre définitivement son enfant

 
Un exemple parmi d’autres de la dictature qui est menée dans les familles par les services sociaux britanniques, dès lors qu’elles sont pauvres ou modestes, déjà éclatées (filles mères, femme seules), considérées comme « socialement fragiles » ou simplement dénoncées, voire soupçonnées de maltraitance future (oui !)… Chaque année, plusieurs milliers d’enfants sont ainsi arrachés à leur foyer et placés en famille d’accueil avant d’être proposés à l’adoption, sans le consentement des parents.
 
On ne le sait guère, car les familles touchées n’ont pas le droit d’évoquer leur cas en dehors de la cour de justice familiale, encore moins d’en parler à un journaliste, sous peine de condamnation judiciaire ou de représailles des services sociaux qui ont d’autres atouts, financiers entre autres, dans leur escarcelle (cet impératif de silence imposé par l’État s’appelle outre-Manche le « gag order »).
 
Seules sortent quelques affaires emblématiques, lorsqu’elles sont montées suffisamment haut dans le processus judiciaire ou que les parents osent parler. Comme le cas de ce couple de sexagénaires de 63 et 65 ans, parents depuis un an, qui se sont vus, début mai, retirer la garde de leur bébé par les services sociaux locaux qui considéraient que cette maman et ce papa seniors étaient trop vieux pour s’occuper d’un enfant. Certes, c’est une science hasardeuse – et une mère porteuse – qui leur a permis d’êtres parents à cet âge avancé… Mais après tout, les grands-parents d’aujourd’hui ne s’occupent-ils pas presque autant de leur descendance, parfois ?
 
Ce qui doit choquer et révolter, c’est cette propension autoritariste de services étatiques à juger de la bonne parentalité
. De ce qui est bon ou non pour un enfant. De ce qui est mieux ou pire. Certes, il y a des situations où le pire est encore de laisser un enfant à ses parents… Mais face au drame inestimable de la séparation familiale, arrachement, déracinement aux bouleversements multiples, ces situations sont loin d’atteindre le nombre de ces enfants littéralement volés à ceux qui leur ont donné la vie.
 
La preuve par la glace refusée de ce petit garçon.
 

Clémentine Jallais