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« Guerre des toilettes » : poursuites de 11 Etats contre l’administration Obama pour l’inconstitutionnalité des lois imposant l’idéologie du genre

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La presse française découvre la « guerre des toilettes » qui fait rage aux États-Unis avec les poursuites de 11 Etats contre l’administration Obama, à qui est reprochée l’inconstitutionnalité des lois imposant la reconnaissance des transgenres, et plus largement de l’idéologie du genre. La procédure fédérale l’accuse de vouloir redéfinir le sexe en vue d’y inclure « l’identité de genre », par la menace de privation de subventions fédérales à l’égard des Etats et les écoles qui refusent de s’y conformer. On sait que ces lois ont été rédigées notamment afin de sanctionner des Etats comme la Caroline du Nord qui veulent maintenir la séparation entre hommes et femmes dans les toilettes et les vestiaires publics.
 
L’affaire est tout sauf Clochemerlesque. Depuis le début du mois, des lettres publiques, des documents officiels, et même une procédure fédérale ont visé toutes les écoles qui refusent à leurs élèves, garçons et filles, d’utiliser les toilettes, les vestiaires et les douches de leur choix conformément au sexe auquel ils s’identifient. Aussi bien le Département de la justice que le Département de l’éducation estime qu’il s’agit là d’une violation du Titre IX de la loi sur les droits civils de 1964, violation sanctionnée par l’arrêt des subventions fédérales.
 

11 Etats s’en prennent à l’administration Obama qui veut imposer l’idéologie du genre

 
Autrement dit, un adolescent de 17 ans qui veut prendre sa douche dans le local des filles, voir dans la même salle de douche qu’une jeune fille mineure doit voir sa demande honorée, sous peine de voir son lycée privé des fonds fédéraux.
 
C’est l’avocat général du Texas, Ken Paxton, qui a lancé la contre-offensive, dont l’objectif est de montrer qu’aucun texte fédéral, pas plus que la Constitution des États-Unis, n’a jamais considéré le sexe comme étant autre chose que le « sexe biologique immuable déterminé à la naissance ». Il s’agit de désamorcer l’argumentation selon laquelle l’identité de genre subjective devrait s’apparenter à l’identité objective qui, elle, peut être protégée par des mesures de non discrimination, comme la race, l’ethnie, la religion…
 
L’objectif des poursuites est d’obtenir une déclaration judiciaire confirmant que l’ordre donné par l’administration Obama aux Etats et aux employeurs de rejeter la définition immémoriale du sexe est illégal.
 

Des contre-poursuites face à une tentative idéologique

 
Les plaignants dénoncent également l’hypocrisie de la gauche, soulignant que par le passé, le juge à la Cour suprême Ruth Bader Ginsberg a pu réclamer pour tous le droit à l’intimité. Celle-ci était alors professeur de droit à Columbia Law School ; elle écrivait en 1975 dans le Washington Post, que « des lieux séparés pour se dévêtir, pour dormir, effectuer les fonctions corporelles personnelles sont permis, parfois exigés, par égard pour l’intimité de l’individu ».
 
Les plaignants de l’affaire Texas v. United States, outre le Texas lui-même, sont l’Alabama, le Wisconsin, la Virginie de l’Ouest, le Tennessee, le département de l’éducation de l’Arizona, le gouverneur du Maine, l’Oklahoma, la Louisiane, l’Utah et la Géorgie.
 

La guerre des toilettes, suite logique du mariage pour tous

 
La presse française a tort de s’étonner. Nous décrivions ici il y a près d’un an, quelques semaines après la décision Obergefell v. Hodges par laquelle la Cour suprême des Etats-Unis imposait la reconnaissance du « mariage » des couples de même sexe à l’ensemble des Etats de l’Union, la mise en place de loi de protection des LGBT et spécialement des transgenres, nouveau cheval de bataille des négateurs des réalités et de la loi naturelle. A l’époque, Ryan T. Anderson de la Heritage Foundation annonçait déjà que la nouvelle loi en cours d’adoption  imposerait notamment d’autoriser l’accès des transgenres, ou de ceux revendiquant une identité de genre à l’opposé de leur sexe biologique, aux toilettes ou aux vestiaires réservés à l’autre sexe.
 
Nous y sommes donc. En acceptant le « mariage pour tous », en adoptant le langage de l’antiracisme et de la traque de l’homophobie, on ouvre grandes les portes aux folies plus aberrantes encore, imposées par les tyrans de la « dictature du relativisme ».
 

Anne Dolhein