A l’origine, un lâche, Lecornu, Premier ministre accroché à un budget dont le seul mérite, la seule logique, sont d’éviter la censure. Cela implique, aucune cohérence économique et politique, aucune réduction sérieuse des dépenses, d’où, pour être à peu près présentable (si peu), nécessité de râcler quelques fonds de tiroir, de manière inaversive – c’est-à-dire en s’en prenant à ceux qui peuvent le moins se défendre, les vieux, les retraités. En particulier ceux qui, pour mettre du beurre dans les épinards, continuent à travailler. Ils sont 700.000 en France. A partir du premier janvier 2027 tout nouveau retraité parti avant l’âge légal verra tout ce qu’il gagne déduit de sa pension dès le premier centime pour les moins de 64 ans, et une somme dépendant de franchises et de seuils entre 64 et 67 ans. Bien entendu peu continueront. Cela n’améliorera pas l’emploi des jeunes mais pénalisera les entreprises qui peinent à recruter des salariés expérimentés et qui profitaient de cette main-d’œuvre peu gourmande. Et en même temps, Bercy attend de la réforme 1,9 milliards d’économies alors que les cotisations retraites des cumulards se montent selon les estimations à 3,9 milliards par an. Et en plus ils ne savent pas compter.











