Selon une étude allemande que vient de rendre publique la revue scientifique à comité de lecture Frontiers in Epidemiology, seules 14 % des personnes ayant subi un test Covid-PCR dans un laboratoire faisant partie du consortium agréé par les autorités allemandes, soit 90 % environ de la totalité des tests effectués au début de la pandémie, de 2020 à mi-2021) ont réellement développé des anticorps. Cela signifie que 86 % des « cas » n’étaient pas de véritables infections, résume Nicolas Hulscher, médecin épidémiologiste, administrateur à la McCullough Foundation.
L’étude réalisée par Michael Günther, Robert Rockenfeller et Harald Walach, a porté précisément sur les données des Akkreditierte Labore in der Medizin (ALM), en comparant les résultats des tests PCR avec les tests de recherche d’anticorps IgG réalisés par les mêmes laboratoires. Cela revient essentiellement à mesurer qui a effectivement développé une immunité relative à l’infection.
86 % de faux positifs dans les tests PCR allemands
En corrigeant la surreprésentation possible de personnes présentant des IgG positifs dans l’échantillon, les chercheurs ont même trouvé une proportion de véritables infections d’environ 10 %, ce qui les a portés à juger que près de 90 % des PCR positifs étaient soit faux, soit non infectieux, s’agissant souvent de fragments résiduels d’ARN amplifiés à des seuils CT de 35 à 45. Ceux qui se voyaient accusés à l’époque de complotisme pour avoir dénoncé cet usage abusif des tests PCR par le recours à des seuils surdimensionnés avaient donc raison.
Nicolas Hulscher tire de l’étude les conclusions suivantes :
– les tests PCR de masse ont grossièrement démultiplié le nombre de cas à travers le monde. Chaque pays utilisant des seuils CT de cette importance a probablement surévalué les infections à hauteur d’un ordre de grandeur, estime-t-il.
– Tant les confinements que les obligations diverses mises en place l’ont été à partir d’une fausse mesure. On se souviendra qu’à l’époque, on nous parlait de 15 jours pour empêcher la diffusion du virus pour justifier des confinements généralisés ; mais même cela reposait sur l’arnaque PCR.
– « Les autorités ont supprimé les données sérologiques représentatives. Le RKI (Institut Robert Koch) et le ministère allemand de la Santé avaient accès à ces résultats d’anticorps ALM, mais ne les ont jamais divulgués, malgré leur pertinence vis-à-vis des choix politiques », écrit Hulscher.
Les responsables allemands accusés d’avoir occulté certaines données
Selon les chercheurs, les autorités devraient être obligées de diffuser ce type de données pour justifier notamment les actions publiques entreprises. Ils estiment également qu’à la fin de 2020, un quart de la population allemande était porteur d’anticorps IgG à la suite d’infections naturelles. A la fin de 2021, on pouvait considérer que la totalité de la population allemande était IgG positive.
Le nombre de cas covid évalués décomptés chaque semaine d’après les tests PCR, ne tenait par ailleurs pas compte de la situation personnelle de chaque individu testé (ou re-testé), qui pouvait avoir eu une infection covid antérieurement.
Voici la conclusion de l’étude :
« Ce signal sérologique représentatif et fondé sur des preuves a été ignoré au profit du nombre absolu hebdomadaire de tests PCR positifs, appelé “incidence sur 7 jours” (“Sieben-Tage-Inzidenz”). Il est clair que cette définition de l’incidence donne un chiffre scientifiquement insignifiant dans le contexte de la dynamique de l’infection, car elle dépend entièrement du nombre arbitraire (ou imposé) de tests PCR effectués. Il ne s’agit donc pas d’un indicateur objectif de la réalité épidémiologique, mais d’un chiffre imposé par l’administration, qui reflète davantage la volonté politique que la rigueur scientifique. Pourtant, de manière incompréhensible, cette mesure de l’incidence sur 7 jours a même été intégrée dans la loi allemande sur la protection contre les infections (“Infektionsschutzgesetz”) comme base quantitative pour imposer des mesures de santé publique très restrictives. Les lacunes méthodologiques et les processus institutionnels qui ont permis son élévation au rang de politique publique doivent faire l’objet d’une réévaluation critique, non seulement pour éviter des erreurs similaires à l’avenir, mais aussi pour restaurer la confiance dans une gouvernance de la santé publique fondée sur des preuves. »
Nous écrivions en juillet 2021 que les parlementaires qui n’auraient pas résisté à la tyrannie vaccinale de facto instaurée par Emmanuel Macron devaient savoir qu’il ne serait pas réélu. Hélas, les électeurs ont la mémoire courte et tout y concourt : depuis l’école qui décervelle à la manipulation de l’opinion publique, en passant par l’usage décérébrant d’internet. Résister à la tyrannie demande un effort dont beaucoup ne sont plus capables.











