En Italie, ces cimetières d’enfants avortés qui dérangent

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C’est une pratique de plusieurs régions italiennes : des sections de cimetières sont réservés aux enfants avortés. C’est le cas par exemple à Pistoia, en Toscane, où, en vertu d’un accord entre l’aumônerie de l’hôpital San Jacopo et le cimetière de la Misericordia, les enfants à naître avortés jusqu’à la 20e semaine de grossesse peuvent être ainsi inhumés.

Lavinia Ferrari, conseillère municipale de l’union majoritaire des écolos et de la gauche, a voulu dénoncer cette pratique, osant ces mots : « Je me demande qui sont ces enfants à naître. S’ils ne sont pas nés, ils n’ont jamais existé. Souvent, ces lieux deviennent des espaces de reproches envers les femmes qui choisissent d’avorter. Avant de respecter ceux qui ne sont jamais nés, nous devrions respecter les décisions des femmes. » La majorité municipale a ajouté à propos de ce cimetière : « Le présenter comme un lieu pour les enfants à naître est trompeur. »

L’opposition de centre droit n’a rien trouvé de mieux pour dénoncer ces propos que de parles des fausses couches. Dans l’esprit de tous ces gens, l’enfant à naître n’« existe » que si la mère qui le porte le veut bien ; sinon, il suffit de le supprimer comme une excroissance gênante. Pourtant, la dépendance ne s’arrête pas à la naissance – c’est un argument des acharnés de l’avortement. Un bébé ne peut vivre que si on en prend soin : si on s’y refuse, peut-on le supprimer en prétendant qu’il n’existe pas ?