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Jim Yong Kim : la Banque mondiale veut collaborer avec l’AIIB, la banque chinoise pour les infrastructures

Jim Yong Kim : la Banque mondiale veut collaborer avec l’AIIB, la banque chinoise pour les infrastructures
 
Le président du groupe Banque mondiale, Jim Yong Kim, a déclaré que cette institution veut collaborer avec l’AIIB, la nouvelle banque d’investissement pour les infrastructures chinoise. Il s’exprimait au Center for Strategic and International Studiesde Washington, rejetant l’idée que la Banque mondiale puisse considérer l’AIIB comme un concurrent.
 

La Banque mondiale entend collaborer avec l’AIIB

 
Les deux institutions pourront collaborer pour « combattre la pauvretĂ© globale Â», et mĂŞme co-financer des projets d’infrastructures. Loin de signifier une rupture dans la marche vers le mondialisme la crĂ©ation de l’AIIB la facilite : c’est encore Jim Yong Kim qui explique que la Banque mondiale pourra coopĂ©rer avec l’établissement Ă  dominante chinoise pour promouvoir l’« intĂ©gration rĂ©gionale Â» – toujours pour combattre la pauvretĂ©.
 
L’AIIB ne contrera pas la Banque mondiale, le FMI ou l’Asian Development Bank, Ă  dominante amĂ©ricaine, a encore soulignĂ© Jim Yong Kim : il s’agit au contraire pour lui d’obtenir une plus grande coopĂ©ration des pays BRICS avec le monde dĂ©veloppĂ©.
 
L’objectif : obtenir des « alliances Â» entre les grandes institutions bancaires avec l’Asian Infrastructure Investment Bank qui a d’ailleurs Ă©tĂ© rejointe, Ă  ce jour, par plus de cinquante pays, y compris l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni dont l’initiative avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme une fronde Ă  l’égard des Etats-Unis, peu soucieux de voir leur domination dans le monde de la finance globale contestĂ©e.
 

Jim Yong Kim et les organisations mondialistes adoubent la banque chinoise pour les infrastructures

 
Les déclarations de Jim Yong Kim – nommé à son poste actuel par Barack Obama – entérinent la reconnaissance de la Chine au sein du groupe des constructeurs de la gouvernance globale, qui passe nécessairement par un moindre poids des Etats-Unis en tant que nation.
 
Le Financial Times voit dans les déclarations du président de la Banque mondiale un nouveau coup porté aux efforts diplomatiques de l’administration Obama en vue d’empêcher un ralliement massif de ses alliés à l’AIIB. Mais Jim Yong Kim ne fait que répercuter le nouveau discours américain lorsqu’il présente la coopération avec l’AIIB comme un moyen d’assurer le respect étendu des exigences environnementales, de droit du travail et de critères sociaux.
 
Anne Dolhein