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Alexander Sanger, du Planning familial, salue la contraception à l’occasion de la « Journée de la Terre »

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Pour savoir à quoi rime vraiment l’agitation écologiste autour du « réchauffement climatique » et des émissions de CO2, le mieux est encore de se tourner vers des organismes qui bénéficient de la considération de tous les environnementalistes. Le Planning familial, en l’occurrence : le président de l’International Planned Parenthood Federation, Alexander Sanger, vient ainsi de publier une tribune dans le très gauchiste Huffington Post pour faire chanter les louanges de la contraception, du « planning familial », comme meilleur « investissement » pour la Planète. C’était à l’occasion de la Journée de la Terre, fêtée tous les ans le 22 avril, depuis 1970, pour saluer la naissance du mouvement écologique moderne.
 
C’est dans la parfaite logique de ce mouvement qu’Alexander Sanger a livré ses commentaires. Le fondateur de la Journée de la Terre, le sénateur Gaylord Nelson, avait fait du contrôle de la population l’un des points forts de son argumentaire écologique, deux ans après la publication du livre The Population Bomb par Paul Ehrlich en 1968. Ehrlich promettait la famine mondiale, la misère universelle, l’apocalypse pour les années 1980 si la population mondiale devait continuer de croître. Elle a continué de progresser – et les ressources en nourriture ont augmenté plus vite, sous l’effet du travail et de l’ingéniosité des hommes. Ehrlich faisait partie du comité de pilotage scientifique mis en place par Nelson…
 

Alexander Sanger s’inscrit dans la lignée des idéologues de la « Journée de la Terre »

 
La « ficelle » de l’alarmisme fonctionne toujours aussi bien, avec une même désinvolture quant aux faits. Alexander Sanger, petit-fils de Margaret Sanger – fondatrice du Planning familial, chantre de l’eugénisme et du contrôle des naissances chez les plus pauvres – raconte ainsi son récent voyage en Bolivie pour dire à son tour les bienfaits du contrôle des naissances. Bien sûr, le récit s’accompagne d’une description inquiétante des effets du « changement climatique » sur les populations autochtones.
 
Inondations, précipitations « inattendues », conditions de plus en plus difficiles pour l’agriculture, exode rural, conditions de déplacement de plus en plus ardues vers les zones les plus reculées et les plus déshéritées : autant de raisons qui font des militants du CIES, un groupement bolivien associé au Planning familial, les « héros » modernes salués par Alexander Sanger. Ils sont les seuls travailleurs de santé qui s’aventurent dans ces régions, explique-t-il, apportant à la fois des soins de base et, bien sûr, la contraception à la portée de chacune.
 
On pourrait imaginer un discours expliquant que ces femmes ont le plus grand mal à élever une nombreuse famille : la pauvreté fait en effet des ravages dans ces régions et l’argument est bien rodé. Mais Alexander Sanger exprime les choses autrement : « Le fait de parvenir jusqu’à ces communautés très éloignées permet de traiter les effets secondaires du changement climatique, mais le cœur de notre travail – fournir des moyens contraceptifs – s’en prend à la racine du changement climatique. »
 

Le planning familial et la contraception s’attaquent à la « racine » du réchauffement climatique

 
La racine – et donc la cause. La contraception est bien présentée comme un moyen de prévention du réchauffement climatique par le président de la Fédération internationale du Planning familial.
 
En donnant aux individus et aux familles la capacité de prendre leurs « propres » décisions sur la « reproduction et la sexualité », écrit Alexander Sanger, « on crée fondamentalement un monde plus juste et plus durable ». Pourvu que cela aille, bien sûr, dans le sens de la réduction des naissances par des moyens chimiques ou artificiels…
 
Alexander Sanger affirme ainsi qu’en répondant aux « besoins non satisfaits en matière de planification familiale » d’ici à 2050, on pourrait mettre fin à la croissance de la population en Amérique latine et dans les Caraïbes, « atteindre jusqu’à 29 % des besoins de réduction totale des émissions carbone nécessaires à la prévention des changements climatiques », et obtenir la « réduction des émissions carbone à hauteur d’1,4 milliard de tonnes par an ».
 

Journée de la Terre, contraception et contrôle de la population : même combat

 
Raison pour laquelle, plaide Sanger, la communauté internationale ferait bien de mieux soutenir et financer les programmes de planning familial (elle ne s’en prive pas, pourtant…), pour le bien-être des femmes qui souffrent de naissances trop rapprochées et par là même, sans faire appel à des techniques sophistiquées, pour le bien de toute l’humanité. Enfin, d’une partie d’entre elle, puisqu’elle serait amputée d’un bon nombre d’âmes. Celles qui ne seraient pas appelées à la vie, et celles qui tombent sous le couperet des avorteurs : la Fédération internationale du Planning familial milite pour « l’avortement légal et sûr » partout dans le monde et fournit des services d’avortement dans de nombreux endroits.
 
De nombreux scientifiques contestent très sérieusement, faits à l’appui, les affirmations sur le réchauffement climatique. Ils sont encore plus nombreux à mettre en cause l’idée que l’homme soit responsable d’un changement climatique, si celui-ci était réel.
 
Mais comme l’alarmisme à propos de la population dans les années 1970, la « grande peur » entretenue par les institutions mondiales et mondialistes passe par une même solution de réduction de la population, traduisant sa haine de l’homme – et de son Créateur.
 

Anne Dolhein