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Kenya : la Banque mondiale subventionne l’expulsion d’indigènes de leurs terres pour sauver la planète…

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La lutte contre le changement climatique, combat mondial commun à de nombreux gouvernements, pourrait finir par tuer la planète…
 
En Afrique, les militants des Droits de l’Homme affirment que c’est déjà le cas.
 

Au Kenya comme ailleurs, la « protection » des terres selon la Banque mondiale

 
Il y a huit ans, la Banque mondiale a décidé de parrainer un programme de conservation de la forêt dans l’ouest du Kenya, en soutenant financièrement les Services forestiers du pays (FKS).
 
La mission de ces derniers consiste désormais à expulser 15.000 indigènes de la tribu des Sengwer, installés depuis des centaines d’années dans les maisons de leurs ancêtres, au cœur de la forêt, au prétexte que ces « squatters » accélèreraient la dégradation de celle-ci.
 
Depuis octobre, les militants, qui dénonçaient une escalade de la violence gouvernementale contre ces indigènes, ont exigé une réponse publique de la part du président de la Banque mondiale Jim Yong Kim. Celui-ci a promis d’aider à trouver « une résolution durable et paisible pour clore cette longue guerre des droits de terrain au Kenya ». Cependant, sur place, tout a empiré depuis cette déclaration sans effet.
 

La priorité : l’expulsion et l’arrestation des indigènes

 
Deux américains, qui travaillent actuellement sur un documentaire sur la tribu des Sengwer, font état d’arrestations nombreuses et de violences perpétrées contre ces indigènes qui refusent de quitter leur terre. Avec notamment le témoignage d’une jeune fille venue leur raconter comment les FKS avaient menacé son père de mort et battu sa mère sous ses yeux…
 
Une fois les indigènes arrêtés, hommes, femmes ou enfants, on ne les libère que s’ils paient une amende. Une sorte de rançon. Pour ceux qui refusent, c’est le tribunal.
 
Difficile de croire qu’une politique menée avec l’argent de la Haute Finance ait pour but de conserver la forêt…
 
A défaut de réduire leurs émissions de carbone, les « gros pollueurs » investissent dans des « crédits carbone » dans d’autres pays dans lesquels la réduction des gaz à effets de serre n’est pas une priorité. Ils investissent notamment dans la reforestation puisque les arbres absorbent une grosse quantité de CO2. Officiellement, ce commerce du carbone a donc pour objectif de conserver les forêts afin de sauver la planète. Sur le terrain, les politiques menées n’ont qu’un effet : accélérer l’usurpation des terres de pays pauvres ou en voie de développement au profit des institutions internationales.