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“Laudato si” : l’encyclique sur l’écologie du pape François pointe la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique

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Le média italien L’Espresso a « fuité » lundi le texte italien de l’encyclique du pape François sur l’environnement, Laudato Si, dont la présentation officielle est prévue pour jeudi. Le Vatican a qualifié la publication d’« acte haineux », s’empressant de préciser qu’il ne s’agissait pas de la version définitive. Mais à trois jours de sa publication, on imagine mal que des changements majeurs puissent modifier l’économie générale du texte. En l’état actuel, le pape attribue en effet le réchauffement climatique « en majeure partie » à la responsabilité humaine et appelle à une action « urgente » pour le contrer. Une aubaine pour le sommet mondialiste sur le climat, le COP21, qui se tiendra à Paris à la fin de l’année.
 
Le texte comporte à la fois des appels aux individus – le tri des déchets devient-il un acte moral ? – aux gouvernements, pour le respect d’un pacte global, et au monde, à travers la mise en place d’une autorité globale.
 

Pour le pape François, le réchauffement climatique relève de la responsabilité humaine

 
Même si le brouillon de cette encyclique reconnaît qu’il pourrait y avoir d’autres causes, le pape insiste sur la responsabilité humaine : « De nombreuses études scientifiques indiquent que l’essentiel du réchauffement climatique de ces dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre… émis avant tout en raison de l’activité humaine. »
 
Le pape François avait déjà fait des déclarations en ce sens, pour la plus grande joie des « réchauffistes » partisans de la dépopulation : « La violence qui existe dans le cœur humain, blessé par le péché, est également manifeste dans les symptômes de maladie que nous voyons sur la Terre, dans l’eau, dans les airs et sur les êtres vivants », précise le pape.
 
Si le pape avance des données scientifiques pour justifier son propos, il est à noter que de nombreux scientifiques contredisent ces données ; et que même des données très officielles viennent contredire l’existence même d’un réchauffement climatique. D’autres, s’ils reconnaissent des changements climatiques imputables aux variations climatiques naturelles, refusent toute responsabilité humaine.
 

“Laudato si” : l’encyclique sur l’écologie s’inscrit dans la pensée mondialiste

 
Le pape François a décidé de porter le même message que les gouvernements occidentaux sur la question. Très logiquement, il préconise la réduction des gaz à effet de serre. Pour lui, réduire ces émissions demande « de l’honnêteté et du courage, notamment de la part des pays les plus puissants et les plus polluants » : c’est en réalité un appel à plus de réglementations dans les pays « riches », dramatiques pour leur économie, au profit des pays « pauvres ». Le pape François insiste : « Ceux qui pâtiront des conséquences de ce que nous essayons de cacher se souviendront de ce manque de conscience et de responsabilité. ». Il appelle à entendre « le cri de la Terre autant que le cri des pauvres ».
 
Le pape François a tout de même voulu préciser que la croissance de la population mondiale n’était pas la cause des problèmes écologiques, refusant donc a priori toute campagne de « contrôle de la population », bien souvent synonyme de promotion de la contraception, de l’avortement et de la stérilisation de populations entières. Pour le pape, la cause du réchauffement climatique reste le consumérisme et le gaspillage des plus riches : « La terre, notre maison semble se transformer de plus en plus en un immense dépôt d’immondices », écrit le pape. Une claque de plus pour les « riches » qui le sont, accessoirement, de moins en moins…
 
Ce n’est pas en général en appauvrissant les riches que l’on enrichit les pauvres.
 

Béatrice Romée