On fait du bruit, et on a raison, sur les agressions sexuelles, tentatives de viol et viols dont sont victimes femmes et enfants : libérer la parole comporte des risques mais peut aider à faire cesser des situations intolérables. Cependant le deux poids deux mesures et l’instrumentalisation politique biaisent ce grand nettoyage. Et provoquent aujourd’hui en Grande-Bretagne une explosion sociale dont les élites s’inquiètent alors qu’elles en sont directement responsables. Durant plusieurs décennies, des dizaines de milliers de petites Britanniques blanches de 10 à 17 ans ont été systématiquement violées à Rotherham, pour ce qu’elles étaient, avec motif raciste, souvent en réunion, avec brutalité, menaces de mort et tortures, certaines à répétition par « 600 à 700 hommes différents ». Les témoignages sont hallucinants. Le plus grand viol de masse en temps de paix depuis 1945 et l’Armée rouge. Et pendant des décennies, la parole a été serve et l’action nulle. La police, la justice, les médias savaient mais ils n’ont rien dit ni fait de peur d’être accusés de racisme contre les Pakistanais qui formaient ces gangs de violeurs (« grooming gangs »). Un rapport d’inspection de 2015 note que les victimes étaient regardées « avec mépris » et que les fonctionnaires rechignaient à « identifier les origines ethniques » des suspects. Le déni volontaire perdure d’ailleurs aujourd’hui dans la presse française. Sur le président de la Fédération espagnole de foot qui avait embrassé une joueuse sur la bouche un soir de liesse, France Info et Libération ont écrit chacun trente articles indignés, sur les viols de Rotherham, ils en ont pondu respectivement deux et trois. Il faut décidément libérer la parole, toutes les paroles ! Chiche ?











