C’est le nombre des exploitations agricoles prévues en France pour 2035 si rien ne vient modifier la tendance observée par l’INSEE. De dix millions en 1945, les paysans sont passés (agriculteurs et journaliers) à 1.910.000 en 1982, ils n’étaient plus que 650.000 en 2019. Et les emplois de l’agriculture se concentrent de plus en plus sur un petit nombre d’entreprises : un quart des exploitations mobilisent 61 % de la main‑d’œuvre agricole totale en 2020, contre 49 % en 1970. Plus parlant encore, un quart de la main‑d’œuvre travaille dans 4 % seulement des exploitations en 2020, contre 9 % en 1970.
Les fermes sont de plus en plus étendues, 5 % d’entre elles possèdent 25 % des surfaces (moyenne nationale (69 hectares en 2020 contre 55 en 1970) et de plus en plus spécialisées : 35 % d’entre elles se limitent à un produit économiquement significatif contre 19 % en 1988. Et surtout, le nombre d’exploitations est tombé à 390.000. La fin des paysans et de leur activité vivrière est en cours d’achèvement, il en est sorti un petit nombre d’industriels latifundiaires et un reliquat de petites fermes au bord de la faillite dont la proportion dans l’ensemble ne décroît plus (NB : depuis 2010, les données sont estimées et non observées).











