Telle est la durée du congé offert à chacun des deux parents d’un nouvel enfant, ce congé pouvant être fractionné en trois tronçons au plus : voilà ce que prévoit le MEDEF pour relancer la natalité en France. Le maquis des autres congés préexistant serait supprimé, sauf bien sûr le congé maternel de six semaines avant la naissance. Parler de congé n’est pas tout à fait exact : les trois premiers mois seraient indemnisés à 75 % du salaire net et les trois suivants à 50 %. Ce qui est tout de même un beau cadeau et mesure l’inquiétude bien tardive des milieux d’affaires devant l’effondrement de la natalité. En revanche, cela nie ce qu’exige la nature, la présence de la mère auprès du nourrisson pendant une durée plus longue, et si cela assure un an de tranquillité où l’enfant peut être à la maison, cela relève tout de même de l’idéologie du genre, tout en démantelant la possibilité pour la mère de choisir un congé plus long… Question subsidiaire, est-ce que ces congés bénéficieront aux deux pères homosexuels s’étant fournis en GPA à l’étranger ?











