Canicule et Congé climatique : Tondelier donne dans la démagogie météo

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Marine Tondelier propose un congé climatique de cinq jours par an payé par l’Etat pour tout épisode climatique extrême, assorti d’une limite de température fixée par la loi qui déterminerait un nouvel usage du travail. Elle exploite ainsi la canicule pour faire parler d’elle et confond climat et météo, alors que même le GIEC vient d’écarter tout scénario catastrophe pour les prochaines décennies et que des marqueurs comme les glaciers alpins montrent que le réchauffement, réel, reste dans des limites inférieures au dernier optimum climatique. Ce faisant, elle se situe sans ambiguïté, quoi qu’avec un langage plus « social », dans la révolution lancée par l’ONU et bien définie voilà une vingtaine d’années par l’institut de Potsdam ou le PNUED.

 

Congé climatique : même l’Espagne de Sanchez ne s’en sert pas

Les médias français sont bons enfants, dès qu’il s’agit de gober le discours écolo, ils sont pour. France Info titre : « Canicule : trois questions sur le congé climatique, proposé par Marine Tondelier et déjà déployé en Espagne », elle feint donc d’examiner la chose avec sérieux, et le HuffPost estime qu’elle « étrille Gabriel Attal qui voit dans son congé climatique “une très mauvaise solution” et “un gadget” ». Il a pourtant raison. Les patrons, qui ont intérêt à ce que leur entreprise tourne, s’organisent déjà avec leurs employés dans les métiers pénibles pour s’adapter à la météo, ils n’ont attendu ni l’Etat, ni Tondelier et son congé. De plus l’exemple espagnol est parlant : l’aménagement des horaires se fait depuis des décennies sinon des siècles, et le congé institué par Pedro Sanchez n’est quasiment pas utilisé.

 

La démagogie Tondelier rejoint l’imposture de l’ONU

Mais plus grave que l’éternelle démagogie de la gauche écologiste, il y a l’imposture dite du « changement climatique », qui consiste à utiliser une propagande qu’on sait fausse pour mener une révolution politique, économique et spirituelle. RITV la dénonce sans cesse, telle que la patronne des accords de Paris, Christiana Figueres, l’avait définie en 2012 : « Ce qui se produit ici, non seulement à Doha mais dans le processus global du changement climatique, est une transformation complète de la structure économique mondiale. Nous influençons les gouvernements, le secteur privé et la société civile pour réaliser la plus grande transformation jamais entreprise. La Révolution industrielle transforma également le monde, mais elle n’était pas guidée selon une perspective centralisée. Il s’agit ici d’une transformation centralisée parce que les gouvernements ont décidé d’écouter la science. »

 

Une météo de canicule nourrit le mensonge climatique

Or les gouvernements n’écoutent pas la science mais leur propre propagande. Même le GIEC est obligé d’en rabattre sur ses annonces terroristes, tandis que les déclarations de Prix Nobel et autres scientifiques mettent en garde contre la démagogie alarmiste des Verts. Le procès Shell contre l’ONG néerlandaise Milieudefensie a donné un coup d’arrêt aux délires judiciaires en la matière, et les imposteurs du réchauffement du climat par l’homme n’ont d’autre ressource que de confondre climat et météo et de profiter de toute canicule, inondation ou typhon pour terroriser le public. Mais cela ne marche plus. Oui, il fait très chaud, mais il a fait très chaud en 1976, 1947 et 1945 : ainsi va la météo. Oui, il fait plus chaud depuis la fin du petit âge glaciaire qu’à la fin catastrophique du règne de Louis XIV, mais moins chaud qu’en 1250, ainsi va le climat : les glaciers des Alpes ont reculé depuis 1920 mais avancé depuis le treizième siècle et recouvrent des hameaux habités jadis. Tout le monde le sait, même peut-être Marine Tondelier. On pourrait lui donner un congé définitif. Pour mensonge climatique.

 

Pauline Mille