En préparation du sommet Africa Forward qui se tiendra en mai 2026 à Nairobi, Emmanuel Macron entend fonder un « Haut commissariat à la diversité et aux diasporas » chargé de mobiliser les binationaux, les Français d’origine étrangère et ceux qui viennent d’Outre-mer pour porter une nouvelle politique étrangère de la France : face à Trump qui souhaite restreindre les flux migratoires vers l’Europe et l’Amérique, il entend au contraire faciliter la « diversité », dans le cadre de ce qu’il nomme un « multilatéralisme efficace », opposé à une Amérique « qui s’affranchit des règles du jeu ». Les quelques noms donnés à la presse, l’ancien footballeur Lilian Thuram, le judoka Teddy Riner, les anciens ministres de l’Education nationale Pap N’Diaye et Najat Vallaud-Belkacem ou de la Justice Christiane Taubira, sont des personnalités noires ou arabes. De la même façon que Jean-Luc Mélenchon, le président de la République adopte une approche racialiste de la question. Comme le chef de la France insoumise, il entend ainsi transcrire dans les instances du pouvoir la réalité ethnique du pays, de façon qu’elles représentent désormais le « vrai visage de la France ». Pour lui l’histoire et le droit de la nationalité ne semblent pas compter beaucoup, puisqu’il met sur le même plan les Antillais et les Français récemment immigrés. C’est l’officialisation de fin de la République une et indivisible, dans l’espoir de reconquérir un peu d’influence perdue en Afrique.











