La mission interministérielle relative au traitement des procédures judiciaires et leurs impacts sur l’information judiciaire du chef d’enlèvement et de séquestration de mineur de la jeune Lyhanna a rendu son « pré-rapport » le 19 juin. On y lit notamment page 31 : « Il est à noter, entre le 17 décembre 2025 et le 27 janvier 2026, un fort engagement des militaires du GGD (Groupement de gendarmerie départementale) au titre de la gestion de la crise d’ordre public dans le Gers, d’une ampleur et d’une intensité inédites. 100 % de la ressource disponible, y compris sur le ressort de la CGD de Condom, a été engagée durant sept semaines continues, avec une suspension des repos hebdomadaires. Il en résulte un report de traitement de la majorité des procédures administratives et judiciaires dont le stock ne sera majoritairement résorbé qu’en avril 2026. » En somme, on ne manquait pas de moyens, on les employait « à 100 % » dans une opération politique, et Lionel Candelon-Bonnemaison, président de la chambre d’agriculture du Gers avait raison d’ironiser sur le harcèlement dont il avait été l’objet, et le préfet du Gers tort de s’indigner de ses « amalgames ». Ce n’est pas seulement la justice qui est coupable dans l’affaire Lyhanna, c’est l’Etat dans son ensemble, qui oriente ses moyens dans des opérations politiciennes et ne peut donc plus remplir ses fonctions régaliennes.











